Violences faite aux femmes : la Pologne veut se retirer du traité européen

Par Laurent P. · Publié le 25 juillet 2020 à 20h05 · Mis à jour le 25 juillet 2020 à 20h16
Zbigniew Ziobro, le ministre de la Justice polonais a annoncé samedi 25 juillet 2020 que son pays comptait sortir du traité européen sur les violences faites aux femmes, connu sous le nom de "convention d'Istanbul". Le ministre a également indiqué estimer que celui-ci contenait "des éléments de nature idéologique".

Un pas en arrière dans la lutte contre les violences faites aux femmes... La Pologne, par l'intermédiaire de son ministre de la Justice polonais, Zbigniew Ziobro, a indiqué samedi 25 juillet 2020 vouloir sortir du traité européen connu sous le nom de "convention d'Istanbul", estimant que celui-ci contenait "des éléments de nature idéologique", considérés comme "nuisibles". Et de demander au ministère des Familles, lors d'une conférence de presse, d'entamer la procédure de retrait. 

Pourquoi vouloir sortir d'un tel traité ? Zbigniew Ziobro, issu du PiS, parti conservateur proche de l'Église, a également expliqué, comme nous le rappellent nos confrères du Monde, que la convention d'Istanbul allait à l'encontre "des droits des parents en demandant aux écoles d’enseigner l’égalité entre les femmes et les hommes". Les mots sont lâchés.

La veille, vendredi 24 juillet, des milliers de personnes, dont une majorité de femmes, étaient descendues dans les rues de Varsovie ainsi que dans d'autres villes pour marquer leur désaccord quant au projet de sortie de ce traité, pensé depuis plusieurs semaines. "L’objectif est de légaliser les violences domestiques", explique de son côté Magdalena Lempart, l'une des organisatrices de cette manifestation. Une annonce qui pourrait donc pousser les opposants à encore plus de manifestations et d'actions dans le pays.

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