Coronavirus et Aïd : la fête musulmane sous haute vigilance, les précautions à prendre

Par Caroline J. · Publié le 30 juillet 2020 à 17h32 · Mis à jour le 30 juillet 2020 à 17h45
La fête de l'Aïd el-Kebir débute ce vendredi 31 juillet 2020 dans un contexte sanitaire particulier en raison du coronavirus qui circule toujours. Alors que certaines mosquées prennent des mesures pour s’adapter, le Conseil français du culte musulman (CFCM) a dévoilé, dans un communiqué, les "mesures de vigilance et de protection" à prendre tout au long de cette fête religieuse qui se prolonge jusqu’au 4 août prochain.

Les musulmans s’apprêtent à se réunir dès ce vendredi 31 juillet et jusqu’au 4 août 2020 à l’occasion de la fête de l'Aïd el-Kebir. Cette année, en raison de la crise sanitaire, ces célébrations se feront sous haute vigilance. Ainsi, le Conseil français du culte musulman (CFCM) a publié, via un communiqué, les "mesures de vigilance et de protection" à adopter lors de cette fête religieuse suivie par de très nombreux croyants.  

Le Conseil français du culte musulman rappelle d'abord « la nécessité de respecter l’obligation du port du masque et la distanciation physique de 1 mètre entre les personnes dans tous les rassemblements et notamment les prières collectives ». Les fidèles doivent aussi se laver les mains régulièrement avec du gel hydroalcoolique, et éviter les salutations physiques telles que les embrassades et les poignées de mains.

Concernant les tapis individuels de prière, les fidèles doivent apporter le leur et effectuer leurs ablutions chez eux. Le CFCM recommande également aux personnes vulnérables de ne pas se rendre aux rassemblements. Ces dernières pouvant accomplir la prière de l’Aïd chez elles.

Autre recommandation ? Les mosquées qui organisent plusieurs services de prières sont invitées à les espacer suffisamment pour éviter que les fidèles se croisent. Celles qui ne sont pas en mesure de faire respecter les mesures barrières doivent s’abstenir d’organiser les prières collectives de l’Aïd et du vendredi. 

Enfin, « l’acte sacrificiel ayant lieu dans les abattoirs, qui sont des potentiels clusters, doit encourager le sacrifice par délégation, l’étalement du sacrifice sur trois jours et la livraison des sacrifices à des points plus sûrs » précise le Conseil français du culte musulman.

Dans la mesure où la fête de l’Aïd El-Adha se déroule cette année un vendredi, le CFCM « appelle à abréger les prêches et les prières de l’Aïd et du vendredi pour rendre brefs les deux rassemblements correspondants ».

Face aux risques, les mosquées s'adaptent

Face aux risques de nouvelles condamnations au Covid-19, de nombreuses mosquées ont donc dû s’adapter aux recommandations sanitaires. Le Parisien a réalisé un sondage autour de plusieurs responsables de mosquées en Île-de-France, et révèle quelques exemples de ces mesures mises en place dans ce contexte sanitaire si particulier.

Le quotidien indique par exemple que la mosquée de Gennevilliers, dans les Hauts-de-Seine, mènera deux à trois prières durant la journée. Autre exemple à Créteil cette fois-ci, dans le Val-de-Marne, où la mosquée Sahaba compte réduire de moitié environ le nombre de places disponibles. À Creil, dans l'Oise, les célébrations se feront en plein air, au stade vélodrome de la ville. À Noyon, les prières seront organisées sur le terrain de rugby, dans une zone industrielle.

De son côté, la Grande Mosquée de Paris a fait savoir qu'elle diminuerait "fortement" sa capacité d’accueil.

On rappelle que l'Aïd el-Kebir (ou "grande fête" en arabe), également appelée Aïd al-Adha (ou "fête du sacrifice"), est considérée comme le plus grand rendez-vous de l'année islamique.

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