Revenu minimum universel : 24 départements veulent l'activer dès maintenant

Par Cécile D. · Publié le 5 décembre 2020 à 14h48 · Mis à jour le 5 décembre 2020 à 14h48
Chômage, précarité... La crise sanitaire a fait beaucoup de mal à l'économie et aux citoyens français. Pour contrer ces effets, les dirigeants de 24 départements demandent la mise en place d'un revenu minimum universel "dès aujourd'hui".

C'était l'une des promesses de campagne de Benoît Hamon, candidat socialiste à la présidentielle de 2017. Le revenu minimum universel devait assurer une rentrée d'argent régulière, d'une hauteur de 600 euros, pour les personnes sans ressources ou avec un salaire inférieur à 1,9 fois le Smic. En 2020, alors que de nombreux secteurs se retrouvent dans une tourmente économique à cause de la pandémie, 24 dirigeants socialistes de départements demandent l'instauration de ce revenu de base.

Les présidents de la Gironde, de Seine-Saint-Denis, de l'Aude, de Haute-Garonne, du Finistère et bien d'autres ont adressé une lettre ouverte au Parlement. Ces élus locaux estiment que « nous pourrions dès aujourd’hui envisager une généralisation afin de répondre à la crise inédite que nous traversons, plutôt que d’engager un débat national. » En effet, l'Assemblée nationale a lancé, jeudi 3 décembre, une résolution qui « invite le gouvernement à ouvrir un débat national et citoyen sur la création, l’expérimentation, le financement, la mise en œuvre et l’évaluation » d’un revenu de base.

Plutôt que d'attendre que les débats se fassent et que la machine législative se mette en branle, les présidents et présidentes de départements veulent agir rapidement. 

« Deux ans pour que la majorité parlementaire de l’Assemblée nationale, qui refusait tout débat sur un revenu de base, se décide enfin à ouvrir la réflexion que nous demandions. Ces deux ans écoulés nous auraient permis d’évaluer les effets d’un revenu de base sur les publics visés et de l’ajuster au mieux à leurs besoins. Rattrapons ce temps perdu ! », exhortent-ils.

Les élus locaux tentent d'éclairer le Parlement sur l'urgence de la situation, alors que les plans sociaux se multiplient dans les entreprises, et que les travailleurs précaires luttent pour trouver un emploi en période de crise économique majeure.

Les 24 signataires de cette lettre ouverte : les président.e.s des Alpes-de-Haute-Provence, d'Ardèche, d'Ariège, de l'Aude, de Dordogne, du Finistère, de Haute-Garonne, du Gers, de Gironde, de l'Hérault, d'Ille-et-Vilaine, des Landes, de Loire-Atlantique, du Lot, du Lot-et-Garonne, de Lozère, de Meurthe-et-Moselle, de la Nièvre, du Pas-de-Calais, des Pyrénées-Orientales, du Tarn, de Haute-Vienne, de Seine-Saint-Denis et de Guadeloupe.

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