Coronavirus - quatrième vague : selon Gilbert Deray on peut encore "échapper au scénario du pire"

Par Rizhlaine F. · Photos par My B. · Mis à jour le 31 juillet 2021 à 12h55 · Publié le 29 juillet 2021 à 11h11
La France affronte une quatrième vague d'épidémie de coronavirus en raison du variant Delta. Alors que le gouvernement souhaite inciter les français à se vacciner massivement, à quoi faut-il s'attendre ? Selon le professeur Gilbert Deray, chef du service néphrologie à la Pitié-Salpêtrière, il est encore possible d'éviter le pire.

L'épidémie de coronavirus repart en France avec la propagation du variant Delta. plus contagieux que les autres mutations. Désormais le pays est entré dans une quatrième vague épidémique, ce qui aura conduit le gouvernement à mettre en place des mesures destinées à inciter les français à se faire vacciner massivement. Mais faut-il réellement s'attendre au pire ?

Invité sur le plateau de BFMTV, Gilbert Deray, chef du service néphrologie à la Pitié-Salpêtrière, affirme que le Pass Sanitaire et le vaccin sont la promesse d'un meilleur avenir, bien qu'il juge que l'obligation vaccinale aurait été une meilleure option. Néanmoins si selon ses prévisions la France pourrait prochainement atteindre les 50 000 cas par jour, le professeur estime que nous pouvons encore échapper au scénario du pire.

"Si on applique le Pass Sanitaire correctement, si tous - parce que ça ne dépend que de nous- si tous nous faisons un gros effort sur les gestes barrières et si on continuait à vacciner à un rythme élevé (700 000/ 800 000 injections par jour) alors j'espère qu'on va échapper au scénario du pire".

Ainsi le professeur recommande d'éviter les boites de nuit et de porter le masque en extérieur lorsqu'on est au milieu de la foule. Gilbert Deray indique par ailleurs que les effets de la quatrième vague se font déjà ressentir "très clairement" au sein de l'AP-HP avec des admissions de patients covid beaucoup plus jeunes qui ne sont pas vaccinés et sans comorbidité. En revanche les quelques personnes vaccinées qui se retrouvent hospitalisées pour des raisons liées au coronavirus présentent des comorbités.

Evoquant une situation qui lui déchire le coeur, Gilbert Deray relate les regrets des patients non vaccinés "Ce sont toujours les mêmes échanges : Soit le patient ne peut plus parler (car décédé), la famille nous dit Si on avait su, avec des gens qui vous disent " j'étais pas contre le vaccin mais j'étais pas pressé parce que moi j'ai quarante ans donc il n'allait rien m'arriver" alors n'attendez pas, faites-vous vacciner".

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