Sirène d'alerte aux populations : à quoi sert ce signal et comment l'interpréter ?

Par Cécile D. · Publié le 2 mars 2022 à 11h17
Chaque premier mercredi du mois, dans les grandes villes de France, à midi, une alarme retentit. D'où vient cette sirène d'alerte particulière, et que signifie-t-elle ?

Les habitants des grandes villes en ont l'habitude : chaque premier mercredi du mois, entre 11h45 et midi, selon les villes, une alarme se fait entendre pendant quelques secondes. Il s'agit des tests mensuels du système d’alerte et d’information des populations (SAIP), un dispositif permettent de prévenir rapidement les citoyens en cas d'attaque militaire, de catastrophe naturelle ou autre problème de sécurité civile.

La guerre en Ukraine, déclenchée par la Russie à la mi-février, est dans tous les esprits des Français. Dans ce contexte particulier, cette alarme peut effrayer plus d'une personne. Pour cette raison, les pompiers de France rappellent que le signal qui doit retentir ce mercredi 2 mars est un exercice, et pas une vraie alerte. Comment différencier les deux ? Comment savoir si la sirène entendue est un simple test ou une vraie alerte ? Découvrons l'histoire et la signification de ce dispositif, afin de mieux le comprendre.

Le site du ministère de l'Intérieur nous propose une petite leçon d'Histoire : « En France, depuis la Seconde Guerre mondiale, les sirènes ont progressivement remplacé le tocsin (sonnerie de cloches à coups redoublés). A partir de 1948, le Réseau national d’alerte (RNA), réseau de sirènes majoritairement implantées le long des frontières terrestres, rempli la fonction d’alerte des populations. Hérité de la défense passive, c’est-à-dire de la protection des populations en cas de guerre, il est tout d’abord conçu comme un outil de réponse à la menace aérienne. »

Après la Guerre froide, ces sirènes sont installées partout en France. Ce réseau d'alerte est géré par l'armée de l'Air, cependant, il n'a pas qu'un intérêt militaire : il permet également de prévenir les populations en cas de catastrophe naturelle comme les tsunamis. Il est utilisé « pour prévenir la population d’un sinistre de sécurité civile, d’origine naturelle ou technologique. » En septembre 2019, il avait notamment été mis en marche en raison d'un important incendie à l'usine Lubrizol, à Rouen, nous rappelle le Parisien.

En fonction de la menace, ce signal change. Par exemple, en cas de rupture d'un ouvrage hydraulique, la sirène d'alarme « comporte un cycle d’une durée minimum de 2 minutes, composée d’émissions sonores de deux secondes séparées par un intervalle de trois secondes. »

Chaque mois, pendant les exercices qui servent à s'assurer du bon fonctionnement des appareils, cette sirène retentit pendant une minute et 41 secondes. En cas de vraie menace, ce signal est répété trois fois. Si cette situation se présente, le ministère de l'Intérieur recommande de se mettre à l'abri dans un espace clos, de boucher les ouvertures et les aérations et de rester loin des fenêtres. Il faut ensuite attendre les consignes du gouvernement en écoutant la radio.

Une vidéo de la Sécurité civile résume tout ce qu'il faut savoir sur le SAIP :

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