Neige et froid polaire attendue pour fin janvier à Paris et en Ile-de-France ?

Par My de Sortiraparis · Photos par Cécile de Sortiraparis · Mis à jour le 14 janvier 2026 à 9h09 · Publié le 14 janvier 2026 à 8h56
Après un redoux généralisé mi-janvier, un air glacial pourrait bien s'inviter en Île-de-France fin janvier 2026. Les dernières prévisions météo évoquent un possible retour du froid et de la neige autour du 25 janvier, avec l'arrivée d'une masse d'air continental venue de Scandinavie et de Sibérie. On fait le point.

Vous pensiez pouvoir ranger vos doudounes et vos moufles au placard ? Pas si vite ! Alors que la France profite actuellement d'un redoux remarquable pour la saison, avec des températures dépassant allègrement les moyennes de janvier, les météorologues surveillent de près l'évolution de la situation en Europe du Nord. Depuis début décembre 2025, la Scandinavie et la Sibérie subissent l'un des épisodes de froid les plus intenses de ces dernières années. En Laponie finlandaise, le mercure a chuté jusqu'à -42,8°C à Savukoski-Tulppio le 9 janvier 2026, tandis qu'en Sibérie, certaines zones ont enregistré des températures avoisinant les -60°C. À Stockholm, les minimales ont frôlé les -20°C, et à Yakoutsk, les thermomètres ont oscillé entre -50°C et -56°C, forçant la fermeture d'écoles et perturbant la vie quotidienne. Ce réservoir d'air glacial, actuellement coincé au-dessus de l'Europe de l'Est, pourrait bien se déplacer vers l'ouest d'ici la fin du mois, touchant potentiellement Paris et l'Île-de-France.

Comment expliquer ce redoux actuel en plein mois de janvier ?

Depuis plusieurs jours, la France bénéficie d'un flux océanique de sud-sud-ouest qui transporte de l'air doux en provenance de l'Atlantique. Ce phénomène s'oppose aux masses d'air continentales plus froides venues de l'est. Concrètement, les températures matinales et diurnes dépassent largement les moyennes de saison, éliminant tout risque de gel. Dans certaines régions, comme le Pays basque, les maximales grimpent jusqu'à 20°C, tandis que la barre des 10°C est atteinte ou dépassée sur une grande partie du territoire. Ce réchauffement, même s'il n'est pas exceptionnel pour un mois de janvier, se distingue par sa durée et son homogénéité. Ce temps doux devrait encore perdurer une dizaine de jours, sans interruption notable. Pendant cette période, aucune menace de neige ni de gelée n'est attendue sur l'ensemble du pays. En revanche, cette douceur s'accompagne d'une forte humidité sur certains secteurs, notamment en Bretagne et dans le golfe du Lion, où les précipitations s'accumulent et imposent une surveillance attentive des niveaux des rivières via le réseau Vigicrues.

Quand le froid polaire pourrait-il arriver en Île-de-France ?

Les modèles climatiques entrevoient un changement notable d'ici la fin de la troisième semaine de janvier. Des hautes pressions pourraient gagner en influence sur la moitié nord de l'Atlantique et l'Europe du Nord, favorisant l'installation d'un flux continental qui transporterait de l'air froid depuis le nord ou l'est du continent en direction de la France. Dans ce contexte, les températures pourraient passer sous les normales saisonnières, affichant un déficit moyen de -1°C. Ce virage hivernal pourrait se produire dès le 26 janvier et se prolonger jusqu'au 1er février. La probabilité d'un épisode hivernal, avec la possibilité de nouvelles chutes de neige dans certaines régions, s'accroît donc à la fin du mois. Pour que cette configuration se mette en place, il faudrait qu'un blocage anticyclonique s'installe vers la Scandinavie, ouvrant la voie à une advection continentale d'est à nord-est, ce que les météorologues appellent un scénario "Moscou-Paris". Un affaiblissement du vortex polaire, parfois lié à un réchauffement stratosphérique, peut aussi favoriser ce genre de décrochage.

Faut-il vraiment s'inquiéter d'un retour massif de la neige à Paris ?

En l'état actuel des prévisions, le signal d'un refroidissement continental en fin de mois est réel mais encore trop dispersé pour être confirmé avec certitude. Le modèle européen ECMWF est, ce lundi, parmi les plus froids pour l'Europe de l'Ouest, tandis que d'autres scénarios convergent mais avec une intensité moindre. Tout dépendra de l'emplacement précis du blocage anticyclonique : s'il se décale un peu, l'air froid glisse surtout vers l'Europe centrale ; s'il se place plus à l'ouest, les flux océaniques reprennent le dessus et freinent l'arrivée du froid en France. La survenue et l'intensité d'un éventuel épisode froid en Île-de-France dépendront donc d'ajustements synoptiques fins qui ne seront tranchés qu'à l'approche de l'échéance. Il faut rappeler que le réchauffement climatique rend ces événements moins fréquents mais plus intenses lorsqu'ils surviennent, comme l'explique La Chaîne Météo.

Bref, si vous cherchez à anticiper vos sorties parisiennes de fin janvier, gardez un œil sur les prévisions de Météo-France dans les prochains jours. Plus globalement, février 2026 pourrait aussi connaître d'autres séquences froides, selon les premières grandes tendances. En attendant, profitez du redoux actuel pour découvrir les parcs et jardins de la capitale sans avoir à sortir votre écharpe ! Pour suivre l'évolution de la situation météorologique en temps réel, consultez les sites de Météo-France, de La Chaîne Météo et du Centre européen de prévisions météorologiques à moyen terme. Et si jamais la neige s'invite à Paris, profitez-en pour aller découvrir les plus beaux spots pour profiter d'une capitale enneigée, comme le Sacré-Cœur ou les jardins du Trocadéro.

Informations pratiques

Âge recommandé
Tout public

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