Le 13 janvier 2026 aura lieu la négociation salariale annuelle à la SNCF, et Sud Rail n'entend pas lâcher l'affaire. Le syndicat a déposé un préavis de grève concernant les conducteurs et les contrôleurs pour cette journée cruciale où se tiendront les négociations annuelles obligatoires (NAO) du groupe ferroviaire. Une date stratégique pour mettre la pression sur la direction et obtenir une augmentation générale de 400 euros par mois pour l'ensemble des cheminots.
Depuis son arrivée à la tête de la SNCF début novembre 2025, Jean Castex a multiplié les gestes en direction des syndicats pour éviter tout mouvement social, particulièrement en cette fin d'année. Le PDG a annoncé le versement d'une prime de partage de la valeur de 400 euros sur la paie de décembre, destinée à soutenir le pouvoir d'achat des salariés et à anticiper les résultats économiques 2025 qui s'annoncent satisfaisants avec un bénéfice net de 950 millions d'euros au premier semestre. Le groupe a également confirmé le prolongement des accords sociaux dans les nombreuses filiales créées dans le cadre de l'ouverture à la concurrence, et avancé les négociations annuelles au 13 janvier.
Mais pour Sud Rail, ces mesures ne passent pas. Dans un tract diffusé aux agents, l'organisation syndicale qualifie cette prime de "blague" et affirme que "ça ne règle rien". Le syndicat pointe du doigt les excellents résultats financiers du groupe : alors que la SNCF va certainement annoncer plus de 2 milliards de bénéfices pour l'année 2025, cette prime ponctuelle apparaît largement insuffisante. Sud Rail martèle que son objectif est clair : imposer une augmentation générale des salaires sur la base de 400 euros par mois. Selon leurs calculs, cette mesure coûterait environ 1,2 milliard d'euros au groupe, une somme qu'ils jugent "finançable" au regard des bénéfices engrangés.
Le préavis de grève déposé par Sud Rail ne concerne pas l'ensemble des cheminots mais vise spécifiquement les agents de conduite et les contrôleurs, deux catégories essentielles au fonctionnement du trafic ferroviaire. La déclaration de bonnes intentions du nouveau président ne satisfera les agents de conduite que s'ils obtiennent des avancées concrètes. Dans leur communiqué, ils insistent : "ce ne sont pas des mesures coup de pouce que nous attendons en 2026 mais un profond changement de politique salariale à la SNCF".
Sud Rail est la seule organisation à revendiquer des augmentations en somme fixe de 400 euros par mois, une mesure qui ne creuse pas les écarts dans la hiérarchie des salaires. Le syndicat argue que malgré des augmentations suivant l'inflation ces dernières années, le pouvoir d'achat des cheminots n'en est pas sorti renforcé, les prix à la consommation restant supérieurs de 13% à leur niveau de septembre 2021.
Pour l'instant, seul Sud Rail a formellement déposé un préavis de grève pour le 13 janvier. Mais la situation pourrait évoluer rapidement. La CGT Cheminots propose aux fédérations Unsa, Sud Rail et CFDT une rencontre afin de créer les bases d'une plate-forme commune. Si cette démarche aboutit, cela pourrait déboucher sur un front syndical uni, renforçant considérablement la pression sur la direction lors des négociations de janvier.
La CGT entend elle aussi mettre la question salariale au cœur des discussions et n'hésite pas à évoquer la perspective d'une action nationale tous services. Les semaines à venir seront déterminantes pour savoir si d'autres organisations syndicales rejoindront le mouvement initié par Sud Rail.
Bonne nouvelle pour ceux qui comptent voyager pendant les fêtes : contrairement aux années précédentes qui ont souvent vu des perturbations durant cette période, la situation reste apaisée pour Noël 2025. Le ministre des Transports, Philippe Tabarot, se félicite d'une situation apaisée à la SNCF. Les chiffres parlent d'eux-mêmes avec 5 millions de billets de train vendus pour les vacances de Noël, témoignant de la confiance des voyageurs dans la régularité du service.
Cette accalmie durant les fêtes s'explique notamment par la stratégie de Jean Castex qui a multiplié les annonces sociales avant les congés. Le report du conflit à la mi-janvier permet d'éviter une paralysie du réseau pendant l'une des périodes les plus chargées de l'année. Bref, vous pouvez partir l'esprit tranquille rejoindre votre famille pour Noël. En revanche, si vous envisagez des déplacements début janvier, on vous conseille de surveiller de près l'évolution du mouvement social annoncé.
Pour suivre l'actualité des transports et anticiper d'éventuelles perturbations, filez consulter régulièrement le site officiel de la SNCF qui communique sur les prévisions de trafic. Les sites des syndicats comme Sud Rail ou la CGT Cheminots informent également sur les mouvements sociaux à venir. La situation devrait se clarifier dans les prochaines semaines, à l'approche de cette journée du 13 janvier qui s'annonce décisive pour l'avenir de la politique salariale du groupe ferroviaire.
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