Maison Gainsbourg à Paris : menacé, le lieu mythique est finalement sauvé, ce que l’on sait

Par Audrey de Sortiraparis · Photos par Caroline de Sortiraparis · Mis à jour le 9 janvier 2026 à 9h12
Mythique, fragile, mais toujours debout. Après des mois de turbulences judiciaires et financières, la Maison Gainsbourg s’offre un nouveau souffle avec la reprise de sa société d’exploitation par Avoda, dirigée par Philippe Dabi, proche de Charlotte Gainsbourg. Un dénouement très gainsbourien qui scelle l’avenir de l’adresse culte du 5 bis rue de Verneuil.

Elle vacillait, elle résistait, elle renaît. Après des mois de tempête judiciaire et financière, la Maison Gainsbourg s’offre enfin un nouveau souffle. Le tribunal des activités économiques de Paris a validé la reprise de la société d’exploitation du lieu mythique par Avoda, une entreprise présidée par Philippe Dabi, proche de Charlotte Gainsbourg. Une décision qui met fin à un feuilleton aussi rock’n’roll que l’héritage qu’il protège, comme l’a confirmé Le Figaro.

Ouverte au public en septembre 2023, la maison du 5 bis rue de Verneuil - sanctuaire intact où Serge Gainsbourg a vécu vingt-deux ans jusqu’à sa mort en 1991 - avait pourtant séduit dès ses débuts. Plus de 200 000 visiteurs, un intérieur figé dans le temps, un label "Maison des illustres", et le soutien de partenaires publics et de la maison Saint Laurent. Mais en coulisses, les chiffres viraient au rouge : cessation de paiement dès août 2024, puis redressement judiciaire un mois plus tard. Malgré les turbulences, la Maison Gainsbourg est restée ouverte et a continué d’accueillir des visiteurs.

Au cœur de la crise, un duo devenu duel. Charlotte Gainsbourg, propriétaire des murs, face à son ancien associé Dominique Dutreix, promoteur immobilier via Coffim. L’actrice a dénoncé des irrégularités financières et des ponctions non conformes, laissant plus d’un million d’euros de dettes fournisseurs. Désormais écarté, Dominique Dutreix conteste toujours les accusations et fait l’objet de plusieurs procédures, dont une au pénal pour abus de bien social selon BFMTV.

C’est donc Philippe Dabi - fondateur du groupe de biologie médicale Bioclinic, administrateur du Paris FC - qui reprend la main via une offre de 850 000 euros couvrant l’ensemble des actifs. Charlotte Gainsbourg reste pleinement impliquée : le tribunal l’a autorisée à entrer au capital d’une nouvelle société créée pour orchestrer la reprise d'après Le Figaro.

Le lieu, à jauge volontairement réduite, demeure ouvert au public. La légende continue - plus fragile, mais toujours vibrante.

Cette page peut contenir des éléments assistés par IA, plus d’information ici.

Informations pratiques
Commentaires
Affinez votre recherche
Affinez votre recherche
Affinez votre recherche
Affinez votre recherche