Parc Dragon Ball en région parisienne, un projet compromis ?

Par My de Sortiraparis · Mis à jour le 4 septembre 2026 à 10h18
Le parc Dragon Ball annoncé près de Cergy-Pontoise, dans le Val-d'Oise, connaît un premier revers en 2026 : Toei Animation, détentrice de la licence, dément avoir autorisé le moindre projet en France.

Le parc Dragon Ball verra-t-il vraiment le jour aux portes de Paris ? Dans le Val-d'Oise, à Courdimanche, près de Cergy-Pontoise, le vaste complexe de loisirs annoncé le 24 août 2026 par Emmanuel Macron et le prince héritier d'Arabie saoudite Mohammed ben Salmane encaisse déjà un sérieux coup de frein. En cause : le studio japonais Toei Animation Co., Ltd., l'un des ayants droit du célèbre anime, qui réfute tout partenariat pour un parc sur le sol français.

Dans son communiqué, la société japonaise se montre catégorique. Elle explique que certains médias ont récemment évoqué un parc à thème Dragon Ball en France, mais que ni elle ni les autres détenteurs des droits n'ont accordé la moindre autorisation, et qu'aucun fait de ce type n'est porté à sa connaissance. Le studio précise même que les visuels et vidéos repris dans plusieurs articles ne concernent pas le projet francilien, ce qui a largement alimenté la confusion.

Les autres acteurs de la licence tiennent le même discours prudent. Bandai Namco Entertainment, autre détenteur potentiel des droits, a refusé de commenter auprès de l'AFP, tandis qu'une porte-parole de Shueisha, l'éditeur japonais des mangas Dragon Ball, a déclaré n'avoir rien à voir avec ce projet. De son côté, la Qiddiya Investment Company (QIC) s'était déjà montrée bien plus mesurée que l'Élysée, évoquant simplement des discussions en cours avec de grandes marques internationales, sans jamais confirmer noir sur blanc la présence de Son Goku dans le Val-d'Oise.

Car pour l'heure, le seul parc Dragon Ball réellement en chantier se trouve à des milliers de kilomètres, à Qiddiya City, en Arabie saoudite. Cette ville nouvelle développée par QIC accueillera aussi un parcours de golf et un circuit de vitesse. C'est ce projet saoudien, avec sa statue géante du dragon Shenron, qui a servi de vitrine et nourri l'imaginaire autour du futur site français, sans qu'aucun plan propre à Cergy n'ait été dévoilé.

Le complexe francilien, lui, n'est pas pour autant abandonné. Six milliards d'euros d'investissement, entièrement saoudiens, ont été annoncés pour ce site installé sur les ruines de l'ancien parc Mirapolis, à environ 35 kilomètres au nord-ouest de Paris. Le projet prévoit plusieurs parcs, des hébergements, des équipements culturels et sportifs, mais aussi des logements sociaux et étudiants. Seule la thématique Dragon Ball, elle, reste suspendue à un accord de licence qui n'existe pas encore.

Reste la question du calendrier, et elle n'a rien d'anecdotique. Construire un parc de loisirs n'est jamais chose aisée : le chantier doit s'étaler sur plusieurs années, sans date arrêtée à ce stade, tant les étapes réglementaires sont nombreuses. À titre de comparaison, The Walt Disney Company avait annoncé dès 2018 son extension consacrée à La Reine des neiges, finalement ouverte fin mars 2026 pour deux milliards d'euros. Un horizon autour de 2032 est évoqué pour le site de Cergy, qui doit permettre la création de 22 000 emplois directs, contre 20 000 pour Disneyland Paris.

À ce stade, ni Qiddiya ni l'Élysée n'ont répondu en détail au démenti de Toei Animation. Le méga-complexe du Val-d'Oise pourrait donc voir le jour sous une tout autre bannière si aucun terrain d'entente n'est trouvé avec les ayants droit japonais. Autrement dit, le rêve d'un Kamehameha grandeur nature aux portes de Paris tient, pour l'instant, à une signature qui n'a pas encore été apposée.

Pour suivre l'évolution de ce dossier, retrouvez notre article sur les trois parcs d'attractions confirmés près de Cergy et notre décryptage sur les attractions possibles et la date d'ouverture envisagée.

Cette page peut contenir des éléments assistés par IA, plus d’information ici.

Informations pratiques
Commentaires