Covid : "nous ne sommes pas au déconfinement, on en est même loin" prévient Gabriel Attal

Par Alexandre G. · Publié le 18 novembre 2020 à 15h42 · Mis à jour le 19 novembre 2020 à 16h32
Le porte-parole du gouvernement estime que la situation sanitaire en France est loin d'être rétablie. Si le ministre de la Santé Olivier Véran a parlé d'un "frémissement" de l'épidémie du Covid-19, Gabriel Attal considère que "nous sommes encore très loin d'avoir gagné la guerre contre le virus", et rappelle la violence de la deuxième vague du Covid-19 qui frappe actuellement nos hôpitaux. Le nombre de malades hospitalisés dépasse le pic de la première vague.

Quand sortirons-nous du confinement en France ? Pas maintenant, à en croire Gabriel Attal, le porte-parole de l'Élysée. Le jeune membre du gouvernement organisait ce mercredi 18 novembre 2020 un point presse à l'issue du Conseil des ministres. Sans évoquer un début de déconfinement, le gouvernement prévoit plutôt une "adaptation" du confinement actuel.

En la matière, le président de la République tient une allocution télévisée "la semaine prochaine" soit entre le 23 et le 27 novembre, pendant laquelle il devrait présenter aux Français les modalités de sortie du confinement de novembre et l'action du gouvernement en la matière. 

Reste que ni le porte-parole du gouvernement ni aucun autre membre de l'exécutif n'a osé véritablement s'avancer davantage sur le délicat sujet du déconfinement, épisode 2. D'après Gabriel Attal, il est clair que "nous sommes encore très loin d'avoir gagné la guerre contre le virus". Quand certains membres de la majorité évoquent déjà un déconfinement, le porte-parole appelle plutôt à la prudence. "Nous ne sommes pas du tout au déconfinement, on en est même loin", explique-t-il. 

Pourtant, le proche d'Emmanuel Macron n'exclut pas de nouvelles annonces concernant le confinement actuel, à l'approche des fêtes de Noël et de la date échéance fixée par l'exécutif -le 1er décembre. "Il pourrait y avoir une adaptation du confinement à partir du 1er décembre". L'emploi du conditionnel illustre l'incertitude qui anime les débats à ce sujet au sommet de l'État. 

Pour donner une vue d'ensemble des indicateurs déterminants aux yeux du gouvernement, Gabriel Attal a précisé que les autorités sanitaires enregistraient au 17 novembre "plus de malades hospitalisés qu'au pic de la première vague, avec 33.170 personnes à l'hôpital dont 4854 en réanimation et 46.000 décès"

Aussi, les spéculations vont bon train concernant les modalités de sortie de confinement. Couvre-feu pendant les fêtes de Noël, confinement maintenu pour les ERP (restaurants, bars, salles de spectacles et de sport), ou encore déconfinement des lieux et de la pratique des cultes : les pistes étudiées par l'exécutif sont multiples et gorgées d'incertitudes. Il faut attendre la prise de parole du chef de l'État pour avoir des réponses définitives.

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