Les variants du Covid pourraient-ils nous forcer à nous reconfiner ?

Par Cécile D. · Photos par Rizhlaine F. · Publié le 19 janvier 2021 à 10h22 · Mis à jour le 19 janvier 2021 à 12h26
La France va-t-elle devoir se reconfiner pour contrer la propagation des variants du Covid-19 ? Ces mutations du virus inquiètent, car ils sont beaucoup plus contagieux et ils circulent rapidement dans le pays.

Variants anglaissud-africains : ces mutations du coronavirus se propagent de plus en plus rapidement en France. Des dépistages massifs sont mis en place pour détecter les personnes malades et les isoler le plus vite possible, et l'efficacité de certains masques est remise en cause.

Dans le même temps, les rumeurs de reconfinement circulent toujours. Si, pour le moment, le gouvernement a préféré privilégier un couvre-feu national à 18 heures, Jean Castex a admis que la possibilité d'un troisième confinement se dessinait.

L'arrivée des variantes du Covid-19 pourrait-elle nous faire basculer vers ce confinement ? C'est bien possible. Pour qu'un nouveau confinement soit instauré, il faut que les services hospitaliers subissent une pression forte et qu'une grande majorité des places de réanimation soient occupées. Le nombre de personnes contaminées par jour doit également être en hausse. 

Le gouvernement surveille de près ces indicateurs, dont nous nous rapprochons de jour en jour. « Si nous constatons dans les prochains jours une dégradation forte de la situation sanitaire, nous déciderons sans délai un nouveau confinement », avait assuré le Premier ministre lors de sa conférence de presse du 14 janvier.

Les variants anglais et sud-africains sont une réelle menace en ces temps d'équilibre précaire. Damien Mascret, médecin et journaliste à France Télévisions, expliquait au 20 Heures de France 2, lundi 18 janvier, que ces virus « sont plus contagieux car ils arrivent beaucoup mieux à rentrer dans vos cellules, ils s'y multiplient très facilement. Concrètement, quelqu'un qui est infecté va augmenter sa charge virale, va excréter beaucoup de virus, donc va être plus contagieux»

Dans une enquête préliminaire de l'Inserm, datée du 16 janvier, l'institut estime que « que le variant [anglais] deviendrait dominant en France entre fin février et mi-mars, en fonction de l'évolution épidémique et de l'augmentation estimée de la transmissibilité du VOC [nom du variant anglais, ndlr]. Les nouvelles hospitalisations hebdomadaires devraient atteindre le niveau du pic de la première vague (environ 25,000 hospitalisations) entre mi-février et début avril, en l’absence d’interventions. »

Sur le plateau de France 2, Damien Mascret ajoute que ce scénario est celui : « qu'a privilégié le Conseil scientifique en se basant sur des simulations de l'Institut Pasteur. [...] On s'aperçoit qu'il y a eu un premier pic d'hospitalisations au mois de mars, il y a eu un deuxième pic, et voilà la troisième vague qui arrive, si on ne fait rien de plus, on se retrouve avec une vague d'hospitalisations considérable parce que le taux de reproduction sera à 1,5. »

Le gouvernement pourrait donc décider d'un reconfinement prochain pour barrer la route aux variantes du coronavirus.

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