Covid: le Coronavirus ne sera pas vaincu d'ici la fin de l'année, selon l'OMS

Par Caroline J. · Publié le 2 mars 2021 à 08h52 · Mis à jour le 4 mars 2021 à 16h13
Alors que beaucoup de Français espèrent se débarrasser de l’épidémie de Covid-19 au plus vite et ainsi retrouver une vie normale, l’OMS estime "irréaliste" « de penser que nous allons en finir avec ce virus d'ici la fin de l'année ».

L’Organisation mondiale de la Santé a tenu à mettre les choses au clair. Alors que certains espèrent se débarrasser de la pandémie de Coronavirus cet automne, Michael Ryan, directeur des opérations d'urgence de l'OMS, a fait savoir ce 1er mars qu’"il serait très prématuré et irréaliste de penser que nous allons en finir avec ce virus d'ici la fin de l'année". "Mais je pense que ce avec quoi nous pouvons en finir, si nous sommes intelligents, ce sont les hospitalisations, les morts et la tragédie associées à cette pandémie" a-t-il toutefois précisé. Il faut dire que la vaccination a débuté dans de nombreux pays et les effets positifs commencent déjà à se faire sentir pour certains d’entre eux.

Au sujet des vaccins justement, le directeur de l'OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, souhaite le personnel de santé se fasse vacciner au plus vite, avec pour objectif que leur vaccination soit commencée dans chaque pays de la planète d'ici 40 jours. 

Début février, l’OMS appelait déjà l’Europe à « s’unir » afin de vacciner plus rapidement. Le directeur régional de l’OMS avait ainsi appelé à la solidarité, suggérant aux pays riches de partager leurs doses avec les pays pauvres, une fois un certain niveau de vaccination atteint. Ce 1er mars, il n’a pas caché sa satisfaction face aux premières injections de vaccins administrées au Ghana et en Côte d'Ivoire grâce au dispositif Covax. 

"C'est encourageant de voir le personnel de santé des pays à faibles revenus commencer à être vacciné, mais il est regrettable que cela survienne presque trois mois après que certains des pays les plus riches ont commencé leur campagne de vaccination", a-t-il confié. "Et il est regrettable que certains pays continuent de vacciner en priorité des adultes plus jeunes, en meilleure santé et présentant moins de risque de tomber malades dans leurs propres populations, au lieu du personnel de santé et des personnes âgées ailleurs", a-t-il ajouté.

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