Covid à l'école : Le dépistage massif "n'a pas que des avantages" d'après Blanquer

Par Manon C. · Mis à jour le 22 septembre 2021 à 11h57 · Publié le 22 septembre 2021 à 11h57
Jean-Michel Blanquer considère que le dépistage massif et systématique dans les écoles, recommandé par le Conseil scientifique, peut s'avérer "anxiogène et compliqué" pour les élèves.

Le Conseil scientifique a été clair dans son avis rendu le 13 septembre dernier : le dépistage du Covid doit être systématique et réalisé chaque semaine à l'école primaire et conduire à l'isolement des cas positifs dans les collèges et les lycées : "Au primaire, ce dépistage devrait être systématique et hebdomadaire. Seuls les enfants détectés positifs seraient alors renvoyés chez eux" déclarait ainsi le Conseil dans un avis n'ayant pas été rendu public mais consulté par nos confrères du Monde.

"Dans les collèges et lycées, l'avis recommande de dépister, dès le lendemain de l'apparition d'un cas avéré, tous les élèves d'un même niveau (et pas seulement les élèves d'une même classe, compte tenu du large brassage des adolescents entre eux). Mais, ensuite, il suffirait de n'isoler que les élèves positifs" détaillait le Monde. Depuis la rentrée, le protocole sanitaire appliqué à l'école prévoit la fermeture des classes en primaire en cas de cas positif de Covid parmi les élèves, tandis qu'au collège et au lycée, les cas contacts non-vaccinés doivent s'isoler durant une semaine.

Mais qu'en est-il du dépistage massif et systématique préconisé par le Conseil scientifique ? D'après Jean-Michel Blanquer, ce dernier "n'a pas que des avantages" et peut s'avérer "anxiogène et compliqué". "Je prête évidemment une attention importante à l'avis du Conseil scientifique et notamment à la politique de dépistage qui est préconisée. Et en effet, les tests ont été un grand pilier de notre stratégie l'an dernier pour maintenir les écoles ouvertes. La stratégie consistant à tester de manière extrêmement répétée, extrêmement massive, les enfants n'a pas que des avantages. Par exemple, la Société française de pédiatrie alerte sur le fait qu'il peut y avoir à la fois quelque chose d'anxiogène et de compliqué à faire cela de manière répétée." a déclaré le ministre de l'Education lors d'une audition par la commission des Affaires culturelles et de l'Éducation de l'Assemblée nationale sur la rentrée scolaire. 

Toujours d'après Jean-Michel Blanquer, le gouvernement préconise "sur certains territoires, lorsque la circulation du virus apparaît particulièrement forte, d'être capable d'avoir éventuellement ce type de politiques, en dialogue évidemment avec les autorités sanitaires pour cela. En tout cas, la gestion de la crise depuis la rentrée ne nous conduit pas à cette explosion des contaminations, et chacun peut le constater aussi, dans la société française, puisque le taux d'incidence, contrairement à ce que certains prédisaient, n'a pas rebondi du fait de la rentrée scolaire." 

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