Depuis toujours, le simple fait de voler fascine. Il y plus de 2 siècles déjà, avait lieu le premier vol aérostatique de l'Histoire. C’était le 19 septembre 1783 à Versailles. A l’époque, le ballon avait été conçu par les frères Montgolfier avec, à son bord, Pilâtre de Rozier et le marquis d'Arlandes.
Depuis, les vols et les records se sont multipliés. En 1912, Roland Garros réalisait le plus haut vol en atteignant 4960 mètres d’altitude. 15 ans plus tard, l’aviateur Charles Lindbergh effectuait le premier vol « long courrier » en reliant New York depuis Paris en 33 heures. On pense aussi à l’inauguration, en 2010, du Solar Impulse, le premier avion dont les moteurs sont alimentés par l’énergie solaire.
Désormais, voler en prenant l’avion est devenue une habitude pour beaucoup. Malgré tout, prendre de la hauteur et quitter la terre ferme procurent à chaque fois une certaine excitation, voire une fascination. Il suffit de regarder les yeux émerveillés de certains Parisiens et touristes, levant la tête pour observer le fameux ballon du parc André-Citroën ce 17 avril 2025. Également connu sous le nom du ballon de Paris Generali, l’aéronef a fait son retour dans le 15e arrondissement de la capitale après trois mois d’absence. Dévoilant une nouvelle identité visuelle ainsi qu'un engagement environnemental et scientifique renforcé, le ballon du parc André-Citroën est devenu un véritable symbole depuis son lancement en 1999. Mesurant 35 mètres de haut pour 22,5 mètres de diamètre, il est visible 20 kilomètres à la ronde en vol !
Si le ballon est aujourd'hui une attraction phare à Paris, il est aussi un outil d'études sur la qualité de l'air. Considéré comme un véritable laboratoire volant, l’aéronef permet ainsi de mesurer la quantité de particules fines dans l’air, ainsi que l’ozone et le pollen, mais aussi les niveaux de CO2 et de CH4 dans l’atmosphère. Ainsi, quatre capteurs ont été installés sur la nacelle. Des vols scientifiques à 300 mètres de hauteur sont d'ailleurs menés.
Ballon de Paris au parc André-Citroën : on a assisté à son gonflement avant la reprise des vols
Après trois mois d’absence, le célèbre ballon de Paris fait son retour au parc André-Citroën. Nouvel affichage pédagogique, nouveaux enjeux... le ballon entend devenir une "vigie environnementale et sanitaire face au réchauffement climatique". Avant la reprise des vols, annoncée pour la mi-avril, on a assisté au gonflement de la nouvelle structure ce jeudi 10 avril 2025. [Lire la suite]
Le jour de notre visite, pas de vol scientifique. Mais des vols touristiques. Le beau temps est au rendez-vous et les curieux sont donc nombreux à vouloir tenter l’expérience. Certains week-ends, il peut y avoir jusqu’à 2h00 de queue, nous explique François-Xavier Onfray, directeur technique d'Aerophile, leader mondial du ballon captif. Cet après-midi-là, alors que la file s'allonge devant le guichet, nous sommes environ une quinzaine à monter au même moment à bord de l’aéronef, le plus grand ballon captif au monde, mais aussi le moins polluant du monde.
Chaque vol dure environ 10 minutes. Le décollage et l’atterrissage peuvent être agités, alors mieux vaut se tenir. Il faut environ 3 minutes pour atteindre les 150 mètres d'altitude et pouvoir pleinement profiter de cette vue à couper de souffle. Une fois en l’air, c’est un panorama à 360° que nous découvrons. En faisant le tour de la nacelle, nous apercevons notamment la Tour Eiffel, les locaux de Radio France, la Tour Montparnasse, le parc des princes, les tours de La Défense, le Dôme de Paris - Palais des Sports ou encore la Tour Triangle en pleine construction... Il y a aussi cette péniche abritant une piscine en plein air et quelques nageurs. « Ils nagent été comme hiver », nous précise François-Xavier Onfray.
Sur la nacelle, alors que certains visiteurs profitent de ce calme à 150 mètres, d’autres multiplient les selfies et les photos. Au centre de la nacelle, un trou au milieu duquel passe le fameux treuil électrique le reliant au sol. Le câble peut résister à 44 tonnes de traction. A bord de l'aéronef, ne vous attendez donc pas à voir un brûleur comme dans certaines montgolfières. La particularité du ballon de Paris réside dans son fonctionnement à l’hélium. Pour les plus curieux, sachez que 6 000 mètres cubes d’hélium permettent à l’aéronef de s’envoler dans les airs.
Mais alors, a-t-on une sensation de vertige à bord du ballon ? Habituellement sujette au vertige, je n’ai ressenti aucun étourdissement une fois en l’air. Mais une passagère juste à côté semblait toutefois ravie de redescendre au bout de 10 minutes. Il faut compter environ 4 minutes pour retrouver la terre la ferme.
Pour tenter l’expérience, pas de possibilité de réservation. Il faut donc se rendre directement sur place afin d'acheter son ticket. Mais pensez surtout à bien consulter le site du ballon Generali le jour même. Car plusieurs raisons peuvent empêcher le vol de l’aéronef. Il y a bien sûr la météo, avec le vent et le risque d’orages. La Préfecture de police peut également interdire à la montgolfière de voler, lors d’événements importants comme Roland-Garros ou le 14 juillet. Enfin, la proximité de l’hôpital Georges Pompidou et de son héliport peuvent également interrompre les vols en cours en cas d’urgence.
Et ne pensez pas qu’une météo ensoleillée est synonyme de vol assuré. Ainsi en date du 20 avril, le site du ballon de Paris expliquait : « du soleil, mais passage d’une dépression, trop de vent : aucun vol possible ce dimanche ». Alors, ne vous fiez pas à la météo de votre téléphone, et consultez le site officiel du Ballon de Paris avant de vous déplacer.
Ce test a été réalisé dans le cadre d’une invitation professionnelle. Si votre expérience diffère de la nôtre, merci de le signaler.
Dates et Horaires
Du 22 avril 2025 au 31 décembre 2028
Lieu
Parc André Citroën
Rue de la Montagne de la Fage
75015 Paris 15
Tarifs
à partir de : 14€
Site officiel
ballondeparis.com
Réservations
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Plus d'informations
Ouvert 7 jours sur 7 de 9h à 20h00, sous réserve des conditions météo







Ballon de Paris au parc André-Citroën : on a assisté à son gonflement avant la reprise des vols






























