«Chaekgeori... de la beauté des livres», Outre mesure, deux expositions au Centre Culturel Coréen

Par Sponsorisé · Publié le 11 juin 2021 à 16h50 · Mis à jour le 11 juin 2021 à 16h54
Le Centre Culturel Coréen accueille deux expositions à partir du 17 juin, jusqu'en septembre 2021. D'un côté, une exposition de 47 artistes coréens d’aujourd’hui sur le style Minhwa... qui parle de la beauté des livres, et d'un autre, l'exposition des membres de l’Association des Jeunes Artistes Coréens, qui s'est questionné sur le terme "mesure", terme utilisé dans divers domaines et contextes différents, allant du domaine des sciences et techniques à celui des arts et de la culture. N'hésitez pas, elles sont gratuites.

 

  • Minhwa... de la beauté des livres, exposition de 47 artistes coréens d’aujourd’hui
    Exposition du 17 juin au 10 septembre 2021

« Beaucoup pensent que la nature morte est exclusive à la peinture occidentale. Toutefois, ce genre pictural était également populaire sous la dynastie Joseon en Corée, avec, entre autres thématiques, celle du livre. Diverses natures mortes ont été dépeintes dans de nombreux pays à travers le monde, mais celles représentant des livres comptent parmi les plus rares.

En Corée, le mot « livre » (chaek) est présent dans le nom de chaekgeori, style de nature morte représentant des ouvrages et divers objets liés à l’écriture, sous forme d’objets en porcelaine, en bronze, de papeterie ou d’autres objets courants, harmonieusement associés à des éléments naturels tels que des fruits, des plantes, des animaux et tant d’autres. »

C’est par ces quelques mots d’introduction que s’ouvre la nouvelle exposition du Centre Culturel Coréen, « chaekgeori... de la beauté des livres ». Inédite en France, celle-ci s’inscrit au cœur du style minhwa. Faisant partie intégrante du patrimoine culturel de la Corée, celle-ci signifie « peinture populaire » et tire ses racines du quotidien des Coréens les plus modestes de la fin du 18e siècle à la première moitié du 20e siècle. Se jouant des différences de classes, la peinture minhwa a indéniablement gagné le pari d’être appréciée de tous, de la cour royale aux quartiers les plus pauvres. Ce style pictural continue de véhiculer la passion qui anime les artistes spécialisés, encore très nombreux aujourd’hui.

Haute en couleurs et volontiers réhaussée d’une bonne dose d’humour, la peinture minhwa se compose le plus souvent de représentations florales et animales - le plus souvent tigres, pies, pivoines et lotus - mais aussi humaines et symboliques. Cet art populaire comprend le chaekgeori ou chaekgado, peintures sur paravent représentant des livres et accessoires divers utilisés par les lettrés de la Corée d’autrefois. Particulièrement apprécié du roi Jeongjo (22e roi de Corée ayant régné durant le 18e siècle), le style chaekgado a ensuite traversé les classes sociales pour devenir un genre très prisé par les gens du peuple. Ainsi, en se popularisant, livres et objets de calligraphie ont laissé la place à des peintures mettant en avant la faune et la flore, sujets davantage aimés des classes plus modestes de la société coréenne d’antan. Vieux de plusieurs siècles, l’art du chaekgeori ou chaekgado a su rester à la fois authentique et moderne. De nouveaux objets et des thématiques plus récentes ont été ajoutés au fil de l’histoire, permettant ainsi au genre de rester de tous temps proche de son époque.

«Chaekgeori... de la beauté des livres», Outre mesure, deux expositions au Centre Culturel Coréen

Ces ‘natures mortes’ d’un genre inédit, dépeignant ouvrages et objets de calligraphie empilés avec élégance, ont été choisies pour la nouvelle exposition « chaekgeori... de la beauté des livres », qui se tiendra à Paris du 17 juin au 10 septembre 2021 au Centre Culturel Coréen.

Les coréens réunis par le professeur Byung-mo CHUNG et passionnés de peinture minhwa y présenteront leurs œuvres inspirées de la thématique des chaekgeori, véritables instantanés de la vie quotidienne. Se faisant tantôt reproductions fidèles de peintures existantes, tantôt réinterprétations modernes, elles redonnent à la peinture populaire traditionnelle un attrait nouveau tout en préservant avec fierté ses racines modestes.

En outre, un programme éducatif pour les enfants sera proposé durant le temps de cette exposition. Celui-ci permettra au jeune public de découvrir la peinture traditionnelle minhwa de façon ludique.

  • «Outre mesure», exposition collective de l’Association des Jeunes Artistes Coréens
    Exposition du 17 juin au 17 septembre 2021

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Comme chaque année, les membres de l’Association des Jeunes Artistes Coréens se renouvellent et se réunissent pour relever un nouveau défi ; explorer un thème qui permet à chacun d’entre eux de voir et d’examiner son travail sous un angle différent. C’est ce que traduit le terme la mesure, terme utilisé dans divers domaines et contextes différents, allant du domaine des sciences et techniques à celui des arts et de la culture.

Valeur, évaluation, protocole, convention, disposition, encadrement, paradigme, rythme..., autant de termes pouvant remplacer le mot mesure, tout en incorporant son caractère polysémique. La mesure renvoie aussi à l’universalité, la justesse, l’objectivité, la constance et la régularité. Dans la conjoncture actuelle où les déséquilibres engendrés par la crise sanitaire sont multiples, une juste mesure telle l’équité, visant l’équilibre et la stabilité, s’impose plus que jamais.

Intitulée Outre mesure, l’exposition vise à élargir le sens du mot mesureen laissant aux artistes une marge de manœuvre pour son interprétation. Les artistes observent et élaborent le thème à travers divers médiums (peinture, dessin, sculpture, installation, vidéo, photographie). Les travaux de ces dix-neuf membres de l’association seront ainsi classés et exposés par sous-thèmes ; (in)visible frame, nature sensible et valeurs singulières.

La mesure, signifiant la règle, l’ordre public, la convention ou norme sociale, est invisible mais omniprésente voire pesante dans la vie en société. Il s’agit d’un cadre (frame) qui permet à des personnes ayant des valeurs et des intérêts différents de vivre ensemble dans la société. Le cadre revoie à l’idée de framing ou de mental filter en anglais (collection d’anecdotes et de stéréotypes), qui s’use comme une contre-mesure dans la stratégie de communication. Dans « (In)visible frame », certains artistes se penchent sur l’idée de mesure dans le contexte social, et d’autres la voient tel un cadrage (frame) ou un outil visuel (terme cher à Daniel Buren) qui rend les sujets visibles, ramenant un nouveau regard, par le biais de formes mesurées, régulières et canoniques.

Dans la deuxième partie de l’exposition, c’est le corps qui se met en avant et se révèle dans sa « nature sensible ». Le corps devient ici un médium sensibilisant et sensibilisé. Il fonctionne comme un instrument de mesure, un repère ou indicateur des ressentis d’une part, et d’autre part, il réactive le regard. Le corps confiné, ou isolement social renvoie à la question d’espace et de temps, entre liberté et contrainte, jusqu'à la question existentielle. Un corps sensible ou un état d'esprit sensible est également représenté par le biais de la nature (mer, cascade, rocher...).

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Le parcours de l’exposition se termine par le sous-thème « Valeurs singulières ». Les artistes créent ici leur propre langage artistique à partir des data, graphisme, vécus…, telle une valeur au sens scientifique, symbolique ou sentimental. Ces valeurs singulières correspondent à leurs pensées, sentiments, mémoires, rêve... enfin aux aléas de la vie.

L’exposition Outre mesure donnera ainsi un bel aperçu sur la jeune création coréenne contemporaine en France et permettra sans nul doute au public français de mieux appréhender sa vitalité et sa diversité.

A PROPOS DE L’AJAC : L’AJAC est une association fondée à Paris en 1983, qui regroupe de jeunes artistes d’origine coréenne résidant en France. Elle organise chaque année à Paris une grande exposition annuelle de ses membres actifs. Elle présente également, des expositions collectives en France et à l'étranger où, souvent elle tente d’entrer en relation avec des artistes venus de différents horizons dans un esprit d'échange et de partage. Cette année, l’association compte 19 membres actifs et 9 nouveaux membres qui ont été admis au cours de l’année précédente.

Les Membre de l’Association des Jeunes Artistes Coréens sont CHOI Hyungsub, GHEEM Sookyoung, HA Yoomi, HONG Bora, HONG Sungyeon, JO Joowon, JU Jeongmi, KIM Gijoo, KIM Haeun, KIM Heeyun, KIM Jina, KWON Hyeoki, LEE Hyewon, LEE Seunghwan, LEE Sung-A, PARK Hyejung, SHIN Minseo, SIM Mihye, YOUN Guideog.

Informations pratiques

Dates et Horaires
À partir du 17 juin 2021

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    Lieu

    20 Rue la Boétie
    75008 Paris 8

    Accès
    Métro ligne 9 et 13 station "Miromesnil"

    Tarifs
    Gratuit

    Site officiel
    www.coree-culture.org

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