Cent quatre matchs, quarante-huit nations, seize villes hôtes : la Coupe du monde 2026 restera comme la plus longue et la plus dense de l'histoire du tournoi. Trente-neuf jours après le coup d'envoi donné à Mexico le 11 juin 2026, l'Espagne a décroché sa deuxième étoile en battant l'Argentine (1-0 après prolongation) en finale, pendant que l'équipe de France terminait quatrième au terme d'une petite finale complètement folle face à l'Angleterre (4-6).
À Paris et en Île-de-France, la dernière soirée s'est jouée dans les fan zones du 19e arrondissement, sur les quais de Seine et dans les bars du 11e, où l'on suivait surtout le nom du buteur et le sort de Lionel Messi. Voici tous les scores, jour après jour, du premier match jusqu'au dernier coup de sifflet.
L'Espagne est championne du monde 2026. Seize ans après son premier sacre, la Roja de Luis de la Fuente a dominé l'Argentine de bout en bout au MetLife Stadium d'East Rutherford, dans le New Jersey, sans parvenir à faire sauter le verrou avant la prolongation.
Il aura fallu attendre la 106e minute et une remise de Nico Williams pour que Ferran Torres libère les siens (1-0). L'Argentine, réduite à dix après l'expulsion d'Enzo Fernandez, aura tenu grâce à un Emiliano Martinez immense, auteur de onze arrêts. Les chiffres racontent bien le match : 68 % de possession et vingt tirs pour l'Espagne, trois pour l'Albiceleste. Le détail de la rencontre est à retrouver sur franceinfo.
Personne ne voulait la jouer, et elle est entrée dans l'histoire : l'Angleterre a battu la France 6-4 le samedi 18 juillet 2026 au Hard Rock Stadium de Miami, ce qui en fait le match pour la troisième place le plus prolifique jamais disputé.
Menés 4-0 à la pause après les réalisations de Declan Rice (3e), Ezri Konsa (18e) et un doublé de Bukayo Saka (37e et 45e+1), les Bleus sont revenus à 4-3 en dix-huit minutes (48e, 54e, 66e), portés par les entrées d'Ousmane Dembélé et de Bradley Barcola et par un doublé de Kylian Mbappé. Saka a complété son triplé sur penalty (87e) avant que Dembélé (90e+6) et Jude Bellingham (90e+8) ne fixent le score.
Pour Didier Deschamps, c'était le 187e et dernier match à la tête des Bleus, après quatorze ans de mandat. Le parcours complet de la sélection est détaillé sur le site de la Fédération française de football. Côté anglais, cette troisième place constitue le meilleur résultat mondial depuis le titre de 1966.
Soixante-douze rencontres réparties sur douze groupes de quatre équipes, du 11 au 28 juin 2026. Les deux premiers de chaque poule et les huit meilleurs troisièmes ont validé leur billet pour les seizièmes de finale, un tour inédit né du passage à 48 équipes.
Quelques enseignements au passage : le 7-1 infligé par l'Allemagne au Curaçao reste le score-fleuve du tournoi, mais la Mannschaft a fini par trébucher face à l'Équateur (2-1) et n'a jamais vraiment rassuré. Le Cap-Vert, seul des quatre nouveaux venus à franchir le premier tour, avait créé la surprise en accrochant l'Espagne (0-0) pour son entrée en lice, face à un futur champion du monde qui n'encaissera qu'un seul but en huit matchs.
Seize matchs du 28 juin au 4 juillet 2026, et déjà de grosses frayeurs. L'Allemagne et les Pays-Bas sont sortis aux tirs au but, une double élimination qui a marqué le tournoi.
Huit matchs du 4 au 7 juillet 2026. C'est à ce stade que le Brésil a quitté l'aventure, battu par une Norvège emmenée par Erling Haaland, tandis que les États-Unis, pays coorganisateur, ont pris l'eau face à la Belgique.
Quatre affiches, quatre scénarios très différents, du 9 au 12 juillet 2026. Fait rare : les quatre premières nations au classement FIFA se sont retrouvées dans le dernier carré.
Quatre matchs pour clore le tournoi, entre le 14 et le 19 juillet 2026. Les Bleus de Didier Deschamps, invaincus jusque-là avec six victoires en six matchs, ont buté sur l'Espagne un soir de Fête nationale.
Avec ses 82 500 places prévues pour le tournoi, le MetLife Stadium était la plus grande enceinte du Mondial. Situé à une quinzaine de kilomètres à l'ouest de Manhattan, il accueille habituellement les Giants et les Jets en NFL, et il aura donc vu l'Espagne rejoindre le club fermé des nations à plusieurs étoiles.
La Roja a raflé la mise. Rodri a reçu le Ballon d'or adidas du meilleur joueur du tournoi, devant Lionel Messi et Kylian Mbappé, tandis qu'Unai Simon repart avec le Gant d'or (un seul but encaissé en huit matchs) et Pau Cubarsi avec la distinction de meilleur jeune.
Le seul trophée échappant aux Espagnols revient au capitaine des Bleus : Kylian Mbappé décroche le Soulier d'or avec dix buts et quatre passes décisives, ce qui fait de lui le premier joueur à remporter cette récompense lors de deux éditions consécutives. Jude Bellingham complète le podium des buteurs avec sept réalisations, Michael Olise finit meilleur passeur et les Pays-Bas reçoivent le trophée du fair-play. Sur l'ensemble des 104 matchs, la FIFA annonce près de 6,9 millions de spectateurs dans les stades.
C'était l'une des grandes nouveautés de cette édition : pour la première fois depuis plus de quarante-cinq ans, TF1 n'a diffusé aucun match. Le groupe M6 a récupéré les droits en clair et proposé 54 rencontres gratuitement sur M6 et M6+, dont tous les matchs de l'équipe de France, les deux demi-finales, la petite finale et la finale. beIN Sports a diffusé l'intégralité des 104 matchs, sur abonnement. Les résumés et les temps forts restent disponibles en replay sur les deux plateformes, gratuitement pour M6+ et sur abonnement pour beIN, le temps que les droits le permettent.
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