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Vie et mort d'une parole ordinaire

Publié le 4 janvier 2009 Par Caroline D.

Infos pratiques


5 Passage Louis Philippe
75011 Paris 11

M°Bastille

Véritable OVNI théâtral, "Vie et Mort d‘une parole ordinaire" est un seul en scène drôle, déchiré, trash et réaliste. De et avec Laure Salama. A ne pas manquer !



« Je me suicide aux pesticides, je ne rince
jamais les fruits » déclare Edith Emoi, l'héroine incarnée par Laure Salama dans "Vie et Mort d'une Parole Ordinaire". Edith Emoi est une femme impulsive, débridée,
réaliste. Cette femme c’est un peu de chaque femme, un peu toutes les femmes. Sa vision de la vie, ses rapports avec ses enfants, son homme… Elle s’interroge dans une langue riche
et précise. Edith Emoi ne pardonne rien et ne laisse rien passer. Ecartelée entre accomplissement personnel et image stéréotypée,
aucun état d’âme de la modernité ne lui échappe. Edith Emoi, pas plus que son
interprète, ne laisse apparaître la folie et pourtant, on la frôle en
permanence. Laure Salama casse les bienséances de notre société guindée, les codes de la femme, de la mère ou de l’amante. Elle a déjà conquis le public Corse (dont elle est originaire).
«Comment pourrais-je t’aimer ma fille, toi qui
me fait vieillir en grandissant»
Sur scène,
Edith Emoi bouscule le spectateur, émeut, surprend, choque, se dévoile, parle
la bouche pleine, recrache son gâteau de mariage, danse, chante, pleure, rit ou
se tait. Elle est belle, sexy, grande (1,83m), encore plus grande sur des
talons de 15 cm qu’elle porte avec élégance. Elle maquille ses yeux clairs, se
tartine de rouge à lèvres, se chausse, se déchausse, se démaquille, s’habille,
se déshabille. Elle est un être plein de fantaisie, de contradictions et de
fantasmes. Ses théories incorrectes, incongrues ou réalistes prennent corps et
le spectateur s’approche, pénètre son monde, son intimité, ses convictions.
«Ma vie n’est pas celle-là. Non. Ma vie je la
vivrais plus tard, avec plus d’argent et moins de contraintes»
Le jeu de
Laure Salama est généreux, réglé comme du papier à musique, sa diction est
claire. Ses mots claquent dans notre cerveau et le secoue. Les costumes (de
Delphine Ciavaldini) sont fantasques, la mise en scène (de Jean-Emmanuel Pagni) est très
graphique, précise et créative. Laure
Salama a le culot de ces comédiens qui ont du talent et qui ne se ménagent pas.
Nicolas Boukhrief a déjà remarqué son travail
et lui a même confié le petit rôle d’infirmière dans Cortex aux cotés d’André Dussolier. C’est
certain, Laure Salama ira loin…
3 représentations exceptionnelles :
Lundi 12, mardi 13 et mercredi 14 Janvier 2009
à 21h00 au Café de la Danse
Réservations : 0892 68 36 22
(Fnac, Carrefour, Géant, 0,34 Euros/minute)







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