Le Tango, haut lieu de la vie nocturne à Paris, est mis en vente

Par Caroline J. · Publié le 12 janvier 2021 à 16h18 · Mis à jour le 12 janvier 2021 à 16h24
Le Tango, le célèbre club parisien situé dans le quartier du Marais, n’aura pas résisté à la crise sanitaire et à ses mesures restrictives. Le magazine Têtu révèle que la boîte de nuit est mise en vente. De son côté, la Mairie de Paris affirme vouloir « tout faire pour la sauver ».

Fermés depuis le début de la crise sanitaire, en mars 2020, les clubs et boîtes de nuit n’ont aucune perspective de réouverture à ce jour, menaçant chaque jour un peu plus la survie de ces établissements nocturnes. Le Tango en est la preuve. Selon Têtu, le Tango ferme définitivement ses portes et va être mis en vente. Ce haut lieu de la nuit parisienne n’a pas réussi à résister à la crise sanitaire et à cette fermeture imposée qui dure maintenant depuis 10 longs mois. 

Dans les colonnes de Têtu, Alexis Carcassonne, le propriétaire du club, dénonce des lenteurs et le manque de moyens. « Je dois toucher 10 000 euros mi-janvier, mais c’est beaucoup trop tard », explique-t-il. « J’ai subi un contrôle sur l’activité partielle, qui a suspendu les versements des aides pour payer les salaires depuis septembre, il y en a pour plus de 20 000 euros. Je ne me paie plus depuis bientôt un an, il faut bien que je nourrisse ma famille » ajoute-t-il.

Depuis cette annonce, les réactions sont nombreuses. Il faut dire que le Tango est à ce jour considéré comme l'une des plus anciennes boîtes de nuit de la capitale, vieille de plus de cent ans.

Alexis Carcassonne confie à Têtu que plusieurs visites pour vendre l'immeuble qui abrite le Tango ont déjà eu lieu, mais la Mairie de Paris affirme vouloir « tout faire pour la sauver ». « Les discothèques font partie du rayonnement de la ville. Le Tango est un établissement patrimonial et nous allons tout faire pour le sauver », a ainsi assuré Frédéric Hocquard, adjoint en charge du tourisme et de la vie nocturne, à Têtu.

Pour l’heure, rien n'est encore signé, mais des pourparlers sont en cours, conclut Alexis Carcassonne pour Têtu.

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