Coronavirus : Sanofi se dit prêt à offrir un médicament anti-paludique pour traiter 300 000 malades

Par Caroline J. · Publié le 18 mars 2020 à 09h42 · Mis à jour le 18 mars 2020 à 09h46
Alors que le coronavirus continue sa propagation en France, une nouvelle donne de l’espoir. Suite à des essais cliniques jugés "prometteurs", on apprend que des millions de doses de l'anti-paludique Plaquenil pourraient être offertes aux autorités françaises par Sanofi afin de traiter potentiellement 300 000 malades.

Si l’épidémie de coronavirus progresse vite en France, la recherche aussi. Selon le professeur Didier Raoult, Directeur de l'Institut hospitalo-universitaire (IHU) Méditerranée Infection de Marseille, un traitement contre le paludisme serait efficace auprès de trois quarts des patients infectés par le coronavirus.

Ce médicament anti-paludique, c’est le Plaquenil, une molécule d'hydroxychloroquine. Le professeur Didier Raoult a ainsi mené des tests sur 24 patients atteints par le coronavirus. Six jours après le début de la prise de Plaquenil, trois quarts des personnes traitées étaient guéries.

Mais attention, certains appellent à la prudence en l'absence d'études plus poussées. La porte-parole du gouvernement français, Sibeth Ndiaye, a notamment indiqué le 16 mars que ces essais cliniques étaient « prometteurs » bien que pour l’heure « nous n’avons pas de preuve scientifique que ce traitement fonctionne ». Selon plusieurs experts, ce médicament pourrait notamment entraîner des effets secondaires graves en cas de surdosage.

"J'ai pris connaissance des résultats et j'ai donné l'autorisation pour qu'un essai plus vaste par d'autres équipes puisse être initié dans les plus brefs délais sur un plus grand nombre de patients", a pour sa part indiqué le ministre de la Santé Olivier Véran.

Suite à ces essais cliniques jugés encourageants, le laboratoire français Sanofi s’est donc dit prêt à offrir aux autorités françaises plusieurs millions de doses qui pourraient permettre de traiter 300 000 patients.

« Sanofi s’engage à mettre son traitement à la disposition de la France et à offrir plusieurs millions de doses qui pourraient permettre de traiter 300 000 patients », a indiqué à l’Agence France-Presse un porte-parole du laboratoire, tout en précisant que le groupe se tient prêt à travailler avec les autorités de santé françaises « pour confirmer ces résultats ».

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