Chômage partiel des parents en garde d'enfant, attestation obligatoire à partir du 2 juin

Par My B. · Publié le 26 mai 2020 à 18h26 · Mis à jour le 26 mai 2020 à 18h31
Le chômage partiel change ce 1er juin avec une baisse de la prise en charge de l'état pour les entreprises. Alors que la seconde phase de déconfinement arrive le 2 juin prochain, qu'en est-il des parents arrêtés pour garder leurs enfants à la maison ? Ont-ils encore droit au chômage partiel et sous quelles conditions ?

Avis aux parents en arrêt de travail pour garde d'enfant à domicile qui bénéficient du dispositif de chômage partiel pour garder leurs enfants à la maison. Au 1er juin, le chômage partiel passe de 100% à 85% pris en charge par l'État, mais toujours dans la limite de 4,5 SMIC. Concrètement, les entreprises devront assumer elles-mêmes 15% de l'indemnisation de leurs salariés et "seront ainsi remboursées de 60% du salaire brut au lieu de 70% précédemment », précise le ministère du Travail dans un communiqué ce lundi 25 mai 2020.

Concrètement, ce sont aux employeurs de prendre en charge la différence, ces modifications ne changent rien pour les employés. Mais qu'en est-il des parents ? Peuvent-ils continuer à percevoir le chômage partiel en arrêt pour garde d'enfant ? 

Si vous faites partie des parents qui ont décidé de garder leurs enfants à domicile par choix alors qu'ils ont la possibilité de les envoyer à l'école, aucune indemnisation ne pourra être possible. Par contre, les parents qui ne peuvent reprendre leur activité professionnelle parce que l'école de leur enfant n'a pas rouvert, qu'il n'y a pas assez de place et n'est pas prioritaire ou encore que le niveau n'est pas encore permis (comme pour les lycéens et certains collégiens à l'heure actuelle) peuvent encore en bénéficier.

Pour en bénéficier, les parents doivent présenter une attestation fournie par l'école à leur employeur à partir du 2 juin, attestant que l'enfant ne peut actuellement être pris en charge dans l'établissement. 

Edouard Philippe a déclaré : "Ceux qui souhaiteraient faire en sorte que leurs enfants soient accueillis à l'école et qui ne (le) pourraient pas, soit pour des raisons de capacité, soit parce qu'on ne peut pas les accueillir, à ce moment, pour ceux-là et pour ceux-là seulement, lorsqu'ils ont une attestation qui permettra d'établir le fait que leur enfant ne peut pas être accueilli, ils pourront continuer à bénéficier des dispositions relatives au chômage partiel", a développé le chef du gouvernement lors des questions au gouvernement à l'Assemblée nationale."

Edouard Philippe a ajouté que davantage de précisions seront ajoutées ce jeudi à l'occasion des annonces de la seconde phase de déconfinement"Si les indicateurs (sanitaires) restent bien orientés, alors nous pourrons sans doute organiser une ouverture un peu plus vaste des écoles, faire en sorte que les règles sanitaires puissent s'adapter -toujours avec prudence- à ces nouvelles conditions, ce qui permettra d'accueillir plus d'élèves à l'école, de faire en sorte que plus de professeurs reviennent"... "Si c'est le cas -c'est un grand si- alors le nombre de ceux qui vont se trouver dans la situation (de ne pas pouvoir scolariser leurs enfants) va mécaniquement diminuer à partir du 2 juin", a déclaré le Premier ministre."

En ce qui concerne les difficultés rencontrées par les parents concernant les reprises partielles ou à mi-temps des classes, Édouard Philippe a appelé à "engager le débat avec les communautés pédagogiques, avec les directeurs d'école, avec les enseignants pour faire en sorte de prendre en compte cette contrainte".

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