Coronavirus : 28% des avocats veulent changer de profession après la crise

Par Alexandre G. · Publié le 21 avril 2020 à 17h32 · Mis à jour le 21 avril 2020 à 17h32
Ce mardi 21 avril 2020, l'Observatoire du Conseil national des barreaux publie les résultats d'une enquête réalisée auprès de 11 000 avocats à propos des conséquences de l'épidémie de coronavirus sur la profession. Près d'un tiers d'entre eux déclarent vouloir se réorienter après la crise.

La robe d'avocat reste coincée dans la porte de l'épidémie. Tandis que les tribunaux tournent au ralenti, ne traitant que les urgences, et que les cabinets d'avocats font grise mine faute d'activité, la crise sanitaire et économique provoquée par l'épidémie de Covid-19 pourrait bien avoir de lourdes conséquences sur l'ensemble de la profession d'avocat. C'est ce que révèle les résultats de l'enquête de l'Observatoire du Conseil national des barreaux publiés ce mardi 21 avril 2020, réalisée auprès d'un panel de 11 000 avocats. Et l'on est pas loin de la peine capitale : au moins 28% d'entre eux déclarent vouloir changer de profession à la sortie de la période.

Après la bataille contre la réforme des retraites, c'est désormais la guerre contre le Covid-19 qu'il faut mener pour les avocats. L'enquête effectuée entre les 8 et 12 avril révèle que, sur les 70 000 avocats que compte les tribunaux français, au moins 27 300 estiment "possible" de quitter la profession. Ils sont aussi 5% à envisager de fermer leur cabinet après la crise, tandis que 6% d'entre eux souhaite faire valoir leurs droits à une retraite anticipée.

Aussi, on apprend à la lecture de l'enquête qu'à peu près 4 cabinets sur 10 sont aujourd'hui à l'arrêt. Avec une activité réduite de moitié pour deux tiers d'entre eux, au moins 6 avocats sur 10 auraient demandé l'aide du gouvernement de 1500 euros prévue pour les professions libérales. Pour le mois d'avril, ils sont 86% à n'enregistrer aucune rentrée d'argent. Une large majorité considère qu'un prêt bancaire sera nécessaire à la sortie de la crise afin de s'en sortir. Depuis le début de l'épidémie, 1% des jeunes avocats ont été licenciés. 

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