Mort de l'acteur Michel Piccoli à l'âge de 94 ans

Par Alexandre G. · Publié le 18 mai 2020 à 14h44 · Mis à jour le 18 mai 2020 à 14h44
L'homme de théâtre et de cinéma Michel Piccoli s'est éteint le 12 mai 2020 à Paris. Âgé de 94 ans, le natif de Paris avait d'abord commencé sur les planches, pour ensuite s'attaquer au grand écran, sans avoir peur d'essayer tous les genres.

C'est l'un des plus grands acteurs de sa génération qui nous quitte. La famille de l'acteur Michel Piccoli a annoncé la mort du comédien et acteur le 12 mai 2020, dans un communiqué adressé à l'Agence France Presse ce lundi 18 mai 2020.  L'acteur incontournable des années 60 s'est éteint à Paris à l'âge de 94 ans, des suites d'un accident cérébral. 

Né dans la même ville le 27 décembre 1925, d'un père violoniste et d'une mère pianiste, le petit Michel Piccoli est rapidement confronté au milieu artistique, dans lequel il baignera toute sa vie. Avant de découvrir sa vocation, le jeune homme habite le quartier de Bastille avec sa famille, jusqu'à être envoyé en pension, à Compiègne. Là-bas, il découvre la puissance de la parole sur scène, en plein cours de théâtre, alors qu'il interprétait un conte d'Andersen, "Les Habits neufs de l'empereur". Après cet instant, il décide de consacrer sa vie à l'art dramatique

Dès 18 ans, juste après avoir annoncé à ses parents son ambition professionnelle, il se confronte à la seconde guerre mondiale qui éclate alors. Il rejoint le sud de la France, alors en zone libre, et attendra la fin de la guerre avant de commencer faire ses preuves. Et c'est par le cinéma qu'il débute en 1945, en étant simple figurant dans un film de Christian-Jaque. Ensuite, il parfait sa formation au cours Simon, avec un premier rôle à la clé, pour finalement se diriger vers le théâtre, le nec plus ultra du comédien. 

Forcément, comme tous les passionnés, il se plonge dans le travail et alternera tout au long de sa vie plateaux de cinéma et planches, dans des pièces mise en scène par Jean Vilar, Jacques Audiberti ou encore Jean-Marie Serreau pour ne citer qu'eux. Mais c'est bien dans les années 60, au cinéma, que l'acteur va s'imposer comme une figure incontournable du paysage audiovisuel français. Dans les films iconique de Jean-Luc Godard, comme le Mépris, ou encore dans Le Doulos de Jean-Pierre Melville, il s'impose aux côtés de Bardot, Belmondo ou Reggiani. 

En apothéose, il se voit récompesner à Cannes du Prix d'interprétation masculine, pour son rôle dans "Le saut dans le vide de Marco Bellochio", sans manquer de toujours s'imposer malgré son âge avancé, avec des films applaudis par la critique comme "Habemus Papam" de Nanni Moretti, sorti en 2011. Et en petit bonus, pour vous rappeler l'acteur exceptionnel qu'il était, on vous met un long entretien qui résume bien sa vision du métier. 

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