"Coup de pouce vélo" : des réparateurs saturent et abandonnent le dispositif

Par Alexandre G. · Publié le 11 juillet 2020 à 17h30 · Mis à jour le 11 juillet 2020 à 17h30
Grâce au plan "Coup de pouce vélo", on peut tous recevoir une aide de 50 euros de la part de l'Etat pour réparer sa vieille bicyclette et se mettre à pédaler. Sauf que le dispositif retarde de nombreux réparateurs, dont les ateliers ne faiblissent pas depuis le début du déconfinement. Certains se voient contraints d'abandonner la paperasse, faute de temps ou de trésorerie.

La ruée vers le vélo est un franc succès, surtout pour les cyclistes. Les réparateurs de vélos, eux, subissent et sont parfois tentés de laisser tomber. Depuis le lancement du dispositif "Coup de pouce vélo", c'est la ruée vers les ateliers de réparations. Et pour cause : on peut tous recevoir une aide de 50 euros de la part de l'Etat dans le cadre de l'opération. 

Dans les faits, tout ne se passe pas comme prévu, malheureusement. Si le gouvernement indique dans sa communication "offrir une prise en charge jusqu'à 50€ pour la remise en état d'un vélo (prise en main, circulation en ville, itinéraire adapté, etc.) au sein du réseau des vélos-écoles référencées sur cette plateforme", certains réparateurs sentent plutôt un coup de frein. 

Quel est le hic ? Organisation complexe, trop de paperasse, avance de trésorerie : le millefeuille français fait dérailler l'étape du dispositif. A priori, quand on se penche sur le financement de l'opération, c'est bien le Ministère de la Transition Ecologique et Solidaire qui finance l'aide.

Outre la procédure laborieuse, des réparateurs de vélo interrogés par LCI témoignent de leurs difficultés à faire une avance de trésorerie, en attendant que l'Etat les rembourse. En conséquence, ils choisissent faute de mieux de refuser les clients qui exigent la compensation "Coup de pouce vélo". 

Une situation d'autant plus difficile à gérer au bout d'un peu plus de deux mois de confinement qui ont laissé des traces indélébiles. Heureusement, d'autres peuvent se réjouir de voir les carnets de commandes plein. Presque trop parfois, comme en Franche-Comté où les dépanneurs contactés par France 3 ont pu constater que la reprise s'annonçait radieuse pour leur secteur d'activité. L'essentiel, c'est de s'organiser ! 

Informations pratiques

Site officiel
www.jeunes.gouv.fr

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