Coronavirus : le secteur des transports ne retrouvera pas son activité d'avant-crise avant 2022

Par Alexandre G. · Publié le 16 juillet 2020 à 16h48 · Mis à jour le 16 juillet 2020 à 16h49
Une étude publiée ce jeudi 16 juillet 2022 met en avant une réalité difficile à accepter pour le secteur des transports : l'aérien, le maritime ou le ferroviaire ne retrouveraient leur niveau d'activité d'avant la crise qu'à partir de ... 2022. Soit dans deux longues années.

Le choc économique et mental du coronavirus n'est pas prêt de disparaître chez les entreprises de transport. C'est en tout cas ce que révèle une étude de Coface, la compagnie française d'assurance pour le commerce extérieur, publiée ce jeudi 16 juillet 2020. Après le gel de tous les types de transports, l'étude indique que le Covid-19 a eu un impact "significatif et durable" sur le secteur.  

Forcément, il convient de se pencher sur les chiffres déterminés par l'étude pour y voir plus clair. Dans le texte, l'hypothèse d'une reprise avec ou sans deuxième vague épidémique est avancée, pour donner des prévisions fidèles à la réalité. C'est avant tout au niveau du chiffre d'affaires que l'impact se fait déjà ressentir, puisque les sociétés cotées du secteur des transports subiraient une chute de 27% de leurs recettes au dernier trimestre 2021, par rapport à la même période en 2019. 

Dans le cas où il n'y aurait pas de deuxième vague épidémique, cette baisse chuterait à 5%. Un moindre mal, qui n'empêche pas le secteur aérien plus particulièrement d'être "le plus touché" selon l'étude. Juste sur l'année 2020, son chiffre d'affaires devrait dégringoler entre 51% et 57% selon les deux scénarios. Même constat alarmant pour l'association internationale du transport aérien, qui devrait enregistrer des pertes allant jusqu'à 84 milliards de dollars en 2020, pour un peu moins de 16 milliards en 2021. 

Des chiffres inquiétants mais loin d'être surprenants, tant la chute du trafic aérien passagers et surtout la fermeture temporaire des frontières a mis à mal l'ensemble de la branche. Le trafic maritime est lui moins impacté par le coronavirus, puisque les transporteurs de conteneurs ont vu leur chiffre d'affaire chuté de 6,4% en avril 2020, par rapport à l'exercice 2019. Pour le trafic ferroviaire, la Coface indique qu'il "semble varier d'une région à une autre", mais une seule tendance sort du lot : l'activité baisse.

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