Florence Parly confirme l'arrestation d'un officier soupçonné d'espionnage pour les Russes

Par Elodie D. · Publié le 30 août 2020 à 12h49 · Mis à jour le 30 août 2020 à 13h28
Un officier de l’armée française est soupçonné d’espionnage pour la Russie, selon des informations révélées par Europe1. La ministre des Armées, Florence Parly, annonce : « Nous avons pris toutes les mesures de sauvegarde nécessaires ».

La ministre des Armées, Florence Parly s’est voulue rassurante ce dimanche 30 août. Interrogée par Europe 1 dans le cadre de l’émission « Grand Rendez-vous », la ministre a indiqué que « le ministère des Armées a pris l’initiative de saisir le procureur de la République en enclenchant l’article 40 (du Code de procédure pénale) ».

Arrêté par la Direction générale de la Sécurité intérieure (DGSI) à la fin de ses vacances en France, ce lieutenant-colonel est depuis placé en détention provisoire à la prison de la Santé, à Paris.

En poste dans une base de l’OTAN, en Italie, l’homme d’une cinquantaine d’années été vu au « contact d’un espion russe, un agent du G.R.U., le service de renseignement militaire de la Russie», selon les informations d’Europe 1, qui a révélé l’information ce dimanche 30 août. Il est soupçonné d’avoir fourni des documents ou des informations ultra-sensibles aux services secrets russes.

Dès les premiers soupçons, le procureur de la République a été saisi par le ministère, via l’article 40 du Code de procédure pénale, qui prévoit que toute autorité publique qui acquiert la connaissance d’un crime en informe sans délai l’autorité judiciaire. Le ministère des armées a seulement confirmé qu’un « officier supérieur en poste à l’étranger » était visé, « pour des faits de nature à causer de graves failles de sécurité ».

« Il revient désormais à la justice de faire toute la lumière sur ces agissements. Le ministère des armées lui apportera toute sa coopération, dans le respect du secret de l’instruction en cours », a déclaré le ministère.  Cet acte pourrait être qualifié de « trahison » par la justice française, passible de quinze ans de prison.

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