Coronavirus et deuxième vague : les infirmières libérales d'ores et déjà débordées

Par Laurent P. · Publié le 28 octobre 2020 à 17h08 · Mis à jour le 28 octobre 2020 à 17h09
Alors que la deuxième vague de coronavirus est à nos portes, la saturation se fait déjà sentir. En attestent les infirmières libérales qui croulent sous les demandes de tests Covid. Celles-ci demandent une revalorisation de leur profession et des équipements de protection pour pouvoir travailler dans de meilleures conditions sanitaires.

Avec la deuxième vague de coronavirus vient malheureusement la saturation des hôpitaux, mais les établissements de santé ne sont pas les seuls à souffrir de cette recrudescence de cas de contamination... Les infirmières libérales pâtissent aussi de la situation, avec une charge de travail bien supérieure à la normale, d'autant plus depuis qu'elles sont autorisées à effectuer des prélèvements pour des tests Covid

Marie-Agnès Treillard, infirmière libérale à Limoges, en Haute-Vienne, explique ainsi à nos confrères de TF1 être à la limite du burnout. Et les responsables sont tout désignés : "les pouvoirs publics n'ont absolument pas anticipé la deuxième vague, et là on y est, et nous, professionnels de santé, on en bave et on est au bout de la rupture. On n'en peu plus", explique-t-elle. L'infirmière "ne compte plus les kilomètres et les patients concernés par le coronavirus depuis dix jours", comme le racontent nos confrères de LCI

Une prestation d'une demi-heure, à domicile, pour un acte médical payé 9,77 euros, et dont la moitié doit servir a payé le matériel de protection que l'État ne fournit plus depuis le 5 octobre 2020. Des infirmières qui tirent donc la sonnette d'alarme : "nous on est payé 4,50 euros [...], ensuite il faut payé nos charges, donc on divise par deux tous les actes, donc en fait on a 2 euros par tests PCR", explique Margaux Berneron, infirmière libérale, à nos confrères de TF1. Et de poursuivre : "Il faudrait revaloriser l'acte, et surtout nous donner les moyens de nous fournir des équipements de protection".

Des infirmières en première ligne, et une deuxième vague qui risque de faire beaucoup de mal à la profession.

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