Coronavirus : deux scénarios possibles quant à l'évolution du virus selon l'Institut Pasteur

Par Laurent P. · Publié le 2 novembre 2020 à 15h31 · Mis à jour le 3 novembre 2020 à 18h01
À l'heure où le coronavirus se propage comme une trainée de poudre, l'Institut Pasteur a réalisé une projection pour les semaines à venir. Au total, deux scénarios se distinguent quant à l'évolution du virus. On fait le point.

Une évolution inquiétante du coronavirus... Alors que la France - et une bonne partie de l'Europe - a décidé de se reconfiner pour faire face à une nouvelle vague déferlante de Covid-19, l'Institut Pasteur a réalisé une projection quant à l'évolution de l'épidémie et des potentiels résultats du confinement. Une projection qui pourrait servir au Conseil scientifique pour orienter le gouvernement sur les décisions sanitaires à prendre dans les prochaines semaines quant aux taux d'occupation des lits en réanimation, par exemple. 

Au total, deux scénarios se dégagent de cette projection, pour des prévisions allant sur deux ou trois semaines : "il faut toujours deux à trois semaines, quand une mesure est mise en place, pour pouvoir commencer à évaluer un impact", rappelle également l'épidémiologique Simon Cauchemez à nos confrères de France 3.

Le premier, plus optimiste, suit une courbe avec un pic de 5710 lits occupés en réanimation à la mi-novembre. Si ce nouveau confinement a un impact similaire - et immédiat - à celui du premier confinement, ce chiffre peut même monter jusqu'à 6020 personnes hospitalisées en réanimation, selon ces modélisations. Le deuxième, plus pessimiste, comprendrait un pic épidémique à la mi-novembre avec plus de 6600 personnes en réanimation. Un chiffre qui pourrait monter à 9100 hospitalisations si ce pic est décalé de quelques semaines.

Deux projections probables, et un résultat qui dépendra des effets de ce reconfinement établi par le Président de la République fin octobre. Deux projections qui partent également de l'hypothèse que ce confinement ait un impact "instantané" sur l'évolution de l'épidémie. Si ce nouveau confinement "a un impact tardif, si pendant quelques jours les comportements restent comme avant", le nombre de patients en réanimation pourrait bien être plus élevé selon Simon Cauchemez.

Étant donné le temps d'incubation de la maladie, difficile d'avoir de véritables données claires, lors de la réévaluation de la situation sanitaire. Un gouvernement qui tâtonne dans le vide pour le moment, donc, pour une échéance, le 1er décembre, bien trop courte pour avoir une vision limpide de la situation.

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