5G, lancement officiel ce mercredi en France: faut-il vite changer de téléphone ou d’abonnement ?

Par Caroline J. · Publié le 18 novembre 2020 à 09h52 · Mis à jour le 18 novembre 2020 à 10h07
La 5G est officiellement lancée en France ce mercredi 18 novembre 2020. Mais les plus impatients risquent vite de déchanter. Pour profiter de cette nouvelle génération de réseau mobile, il faut non seulement habiter dans une zone couverte par la 5G, mais aussi détenir un téléphone dernière génération avec un abonnement dédié. Alors, faut-il se précipiter pour changer son smartphone et son abonnement ? Non, confie l’UFC-Que choisir qui explique que cette nouvelle technologie risque de mettre du temps à se développer dans le pays.

Qu’on se le dise, vous risquez d’en entendre beaucoup parler dans les jours à venir. La 5G débarque officiellement ce mercredi 18 novembre 2020 en France. Mais ne soyez pas trop enthousiastes, car la cinquième génération de téléphonie mobile reste encore très limitée aujourd’hui dans le pays.

Déploiement officiel de la 5G, malgré un réseau très limité

Alors, verrez-vous apparaître le fameux logo 5G sur votre téléphone ce mercredi 18 novembre ? Rien n’est sûr, car plusieurs conditions rentrent en jeu. Il faut tout d’abord détenir un smartphone dernière génération mais aussi un abonnement dédié. Autre condition ? Habiter dans une zone couverte par le nouveau réseau. Et c’est tout le problème. À ce jour, peu de zones sont couvertes par la 5G en France. D’après les dernières données publiques, l'Agence nationale des fréquences a recensé un peu moins de 500 antennes dédiées dans neuf villes tests : Paris (116), Marseille (95), Lille (89), Nantes (55), Montpellier (54), Lyon (24), Toulouse (22), Bordeaux (19) et Rouen (5).

Et son déploiement risque de prendre un peu de temps… Selon le PDG d'Orange, Stéphane Richard, "c'est un sujet de 2021, du premier semestre et surtout du second semestre", ajoutant que les ventes de forfaits 5G ne vont "pas atteindre de gros volumes cet hiver".

Lors d’une audition devant le Sénat en juin 2020, Martin Bouygues, PDG du groupe, avait pour sa part expliqué qu’il faudrait attendre 2023 et l’arrivée d’une seconde vague d’équipements pour envisager de nouveaux usages, notamment industriels.

Faut-il se tourner vers un nouveau portable et un nouvel abonnement ?

Alors, faut-il changer de téléphone et d’abonnement dès à présent ? Non, a confié l’UFC Que Choisir à nos confrères de Ouest-France. L’association de consommateurs conseille d’attendre « car la 5G mettra du temps à se développer. Évitons aussi la précipitation pour limiter l’impact environnemental de ce changement » indique-t-elle.

D’ailleurs, l'Arcep, le régulateur des télécoms, confie que la 5G « sera dans un premier temps une 4G améliorée apportant beaucoup plus de débit et de capacité ». Il faudra donc attendre avant de bénéficier du débit jusqu'à 10 fois plus rapide, promis par les spécialistes. À terme, la cinquième génération de téléphonie mobile doit aussi permettre la vidéo en haute définition et des jeux plus réactifs sur les smartphones.

Pour l’heure, on rappelle qu’Orange est le seul opérateur à proposer l’accès à un abonnement « compatible 5G ». Comptez 39,99 € par mois pour un forfait 70 gigas.

La 5G, toujours autant contestée

La 5G fait toujours autant débat chez les Français, inquiets des effets sanitaires et environnementaux provoqués par les ondes électromagnétiques. L’Anses, l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail, a lancé des travaux d’expertise visant à évaluer les risques sanitaires liés à l’exposition des populations. Ce rapport devrait être publié au printemps 2021.

En attendant, les contestations se multiplient. Le 16 novembre dernier, une trentaine de riverains et d’agriculteurs se sont réunis pour manifester contre l’implantation d’une antenne 5G à Sizun dans le Finistère. Ces derniers mois, plusieurs antennes relais 5G ont également été incendiées et détruites un peu partout en France.

En septembre dernier, des élus de gauche et écologistes, dont Jean-Luc Mélenchon, Yannick Jadot et Michèle Rubirola, réclamaient un moratoire sur le déploiement du réseau mobile.

Selon un expert du secteur, qui s’est confié à l’AFP, "il va y avoir des procédures qui vont peut-être mettre en stand-by certains déploiements. Cela va être probablement un frein".

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