Covid : le semi-déconfinement envisagé par le gouvernement

Par Alexandre G. · Publié le 10 décembre 2020 à 12h51 · Mis à jour le 10 décembre 2020 à 15h21
Le nombre de nouveaux cas de Covid quotidien reste presque trois fois supérieur à l'objectif à atteindre annoncé par le président Macron avant de passer à la deuxième phase d'allègement des mesures restrictives. Avant que le Premier ministre précise la suite des évènements lors de la conférence de presse planifiée jeudi 10 décembre, le gouvernement dissémine quelques indices concernant les solutions alternatives à un déconfinement dangereusement brutal actuellement à l'étude. On fait le point.

L'épidémie du Covid-19 n'est pas finie, le déconfinement à peine envisagé. Pourtant, l'échéance de la phase 2 d'allègement du confinement actuellement en vigueur, fixée au 15 décembre 2020, approche à grands pas. À quelques jours de Noël, comment concilier protection sanitaire et festivités de fin d'année ? Tel est le casse-tête actuel du gouvernement, empêtré face à des chiffres moins bons que prévu : quelque 15 000 nouveaux cas en moyenne chaque jour, selon les données de Santé Publique France.

D'ailleurs, le chef du gouvernement ne cache pas son désarroi face à la gravité de la situation. "Moi qui suis un libéral intellectuellement, je ne devrais pas m'occuper de ce qu'il se passe dans les familles. Et maintenant je suis obligé de dire aux gens comment ils doivent réveillonner", confesse Jean Castex à des journalistes mercredi soir, en plein déplacement dans l'Essonne, comme le révèle Libération. Le matin même, un conseil de défense sanitaire se tenait à l'Élysée avec le président Macron et les ministres concernés pour évoquer la suite de la crise sanitaire.

Politiques et médecins préparent le terrain 

Juste avant la conférence de presse Covid-19 du 10 décembre, véritable messe institutionnelle organisée tous les jeudi, des proches du pouvoir et d'autres membres de la majorité se sont employés à débroussailler le chemin menant au semi-déconfinement. "Ce qui est sûr, c'est qu'il y aura encore des restrictions, des mesures fortes pour les semaines qui viennent, qui peut-être privent un peu les Français de liberté, mais protègent les plus faibles d'entre nous" soutient Gérald Darmanin sur France Info, au matin du jeudi 10 décembre.

Même son de cloche pour le député général de LREM, Stanislas Guerini, interrogé sur Public Sénat en simultané. "C'est difficile de ne pas permettre aux uns et aux autres de retrouver leur cercle familial" constatait le patron de la majorité parlementaire. Selon les informations révélées par RMC, l'exécutif pencherait en faveur de l'avancement du couvre-feu à 20h plutôt que 21h, avec un déconfinement des salles de spectacle reporté à la troisième phase, dont le top départ est fixé au 20 janvier 2021. Une forme de déconfinement partiel, en somme. De quoi faciliter le grand écart a priori impossible ? 

En ce sens, les politiques ne sont pas les seuls à avertir du danger épidémique actuel, encore très présent selon Aurélien Rousseau, directeur de l'Agence régionale de santé d'Île-de-France. "2600 nouveaux cas aujourd'hui de personnes Covid+ en IdF, exactement le double d'hier. L'épidémie garde de la force. Mettons la même force collective à la freiner avant les fêtes de fin d'année" tweet le responsable. Une chose est sûre : en 2020, ce ne sera pas un Noël comme les autres

Informations pratiques

Commentaires
Affinez votre recherche
Affinez votre recherche
Affinez votre recherche
Affinez votre recherche