Covid : "Il faudra probablement aller vers un confinement", selon Jean-François Delfraissy

Par Caroline J. · Photos par Rizhlaine F. · Publié le 25 janvier 2021 à 08h50 · Mis à jour le 25 janvier 2021 à 16h39
Invité sur le plateau de BFMTV le 24 janvier au soir, Jean-François Delfraissy a expliqué qu’"il faudra probablement aller vers un confinement". Le président du Conseil scientifique a également fait part de son inquiétude concernant les variants, estimant qu’ils sont "l'équivalent d'une deuxième pandémie".

Un reconfinement s’annonce inéluctable. Alors que le JDD indiquait hier que le président Emmanuel Macron pourrait prendre la parole ce mercredi 27 janvier, le président du Conseil scientifique, Jean-François Delfraissy, s’est exprimé sur la situation sanitaire en France le 24 janvier au soir sur l’antenne de BFMTV.

Selon lui, "si nous continuons sans rien faire de plus, nous allons nous retrouver dans une situation difficile à la mi-mars", ajoutant qu’"il faudra probablement aller vers un confinement". Interrogé à plusieurs reprises sur le type de confinement qu’il faudrait mettre en place dans le pays, le président du Conseil a préféré botter en touche, jugeant qu'il s'agissait là d'une décision politique.

Alors, que va décider le gouvernement ? Invité sur France 3, le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal a confié qu’aucune décision n’était prise et que "les prochains jours seront décisifs". Mais "par principe, tous les scenarii sont sur la table" a-t-il précisé.

Toujours sur BFMTV, Jean-François Delfraissy n'a pas caché son inquiétude quant à l’émergence des variants britannique, sud-africain ou encore brésilien. "Ces variants, c'est l'équivalent d'une deuxième pandémie. Et je pèse mes mots". "Si la courbe d'augmentation du virus et du variant anglais se confirme, c'est un point essentiel de vigilance, a-t-il indiqué. On ne peut rien faire pour l'empêcher de circuler."

Le président du Conseil scientifique a également évoqué d’autres pistes afin de ralentir la progression du virus, comme adapter les vacances scolaires. "On peut imaginer adapter les vacances scolaires, peut-être d'une semaine de plus, ou en les regroupant", a-t-il expliqué. "On pourrait se retrouver en parallèle avec une forme de confinement avec des vacances qui réduisent la circulation du virus" a-t-il ajouté. On rappelle que le ministre de l’Éducation a récemment fait savoir que les vacances de février « ont vocation à être à la date prévue ».

Enfin, si Olivier Véran a affirmé que le gouvernement serait en mesure de vacciner 70 millions de personnes d'ici fin août, Jean-François Delfraissy ne semble pas du même avis. Selon lui, "il va nous falloir du temps, beaucoup de temps, d'ici la fin de l'été, on aura vacciné 40% de la population française, pas plus".

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