Stalingrad : importante opération de police en cours suite aux tirs de mortier des riverains

Par Alexandre G. · Publié le 4 mai 2021 à 20h05 · Mis à jour le 4 mai 2021 à 20h05
Quelques jours après que des tirs de mortiers aient éclatés sur l'avenue de Flandre située dans le 19e arrondissement de Paris, il semblerait que les autorités compétentes haussent enfin le ton face aux vendeurs et consommateurs de crack. Depuis de nombreuses années, la place de la bataille de Stalingrad est devenu l'épicentre du trafic, échappant totalement au contrôle des forces de l'ordre, avec derrière de graves conséquences pour les riverains, tous excédés et impuissants.

Les policiers et la presse à l'assaut de Stalingrad. Ce mardi 4 mai 2021, une importante opération de police est en cours, depuis 18h. Des bus de policiers et CRS sont positionnés aux abords de la place de la bataille de Stalingrad, plaque tournante du trafic de crack à Paris, en France voire même en Europe. Le week-end dernier, deux nuits d'affilées -du vendredi au samedi et du samedi au dimanche-, pas moins de 14 tirs de mortiers ont éclaté au niveau de l'avenue de Flandre, selon la préfecture de police de Paris. 

À l'origine de ces tirs de mortier d'artifice, des riverains excédés par les agissements des vendeurs et consommateurs de crack. Les habitants du quartier en viennent à cette ultime alternative, tant la situation semble inextricable. Tous les tirs étaient orientés vers les toxicomanes, qui tous les soirs se pressent par dizaines au pied du siège de la Caisse régionale de l'assurance maladie d'Île-de-France. Cela fait maintenant plusieurs mois que les riverains tentent de prévenir les pouvoirs publics et les autorités compétentes à propos de l'extrême tension qui règne dans le nord-est de la capitale. Par des vidéos, des photos et des témoignages publiés sur les réseaux, les Parisiens appellent à l'aide. 

À la suite des nombreux tirs de mortier de ce week-end, la presse s'est fait le relais de l'exaspération insoutenable des habitants du 19e. Le maire socialiste du 19e, François Dagnaud, appelait ce mardi 4 mai au matin sur le plateau de BFM au "démantèlement organisé, accompagné, de cette scène". Pour trouver le responsable de cette gangrène typiquement parisienne, il faut regarder du côté du ministre de l'Intérieur et du gouvernement selon l'élu. "Jusqu'où laisserez-vous faire Gérald Darmanin, Olivier Véran ?", vociférait-il sur Twitter. 

Dans une autre vidéo publiée par un riverain excédé, sous le pseudonyme "Stalincrack" sur Twitter, on peut voir des rangées de policiers et CRS investir les abords du canal de l'Ourcq. "Il aura fallu des tirs de mortiers pour qu'enfin les choses bougent et que tout le monde s'intéresse", déplore le citoyen engagé. Concernant les tirs de mortier, la préfecture de police de Paris indique qu'une enquête préliminaire a été ouverte ce mardi, pour violences avec arme. 

Informations pratiques

Commentaires
Affinez votre recherche
Affinez votre recherche
Affinez votre recherche
Affinez votre recherche