Le compte à rebours est lancé. Les Orionides, cette pluie d'étoiles filantes d'automne active depuis le 2 octobre, se rapprochent de leur moment fort : le pic est attendu dans la nuit du mercredi 21 au jeudi 22 octobre 2026. Le phénomène se savoure gratuitement et à l'œil nu depuis Paris et toute l'Île-de-France, avec une préférence nette pour les coins de campagne du Val-d'Oise (95) ou de Seine-et-Marne (77).
Depuis le début du mois, l'activité grimpe doucement, comme une salle de concert qui se remplit avant le lever de rideau. Il reste une petite semaine pour repérer son spot, vérifier la météo et régler le réveil.
D'après la NASA, les Orionides restent actives jusqu'au 7 novembre 2026. Le maximum tombe dans la nuit du 21 au 22 octobre, mais cet essaim a la bonne idée d'offrir un pic assez étalé. Les nuits du 20 au 21 et du 22 au 23 octobre méritent donc aussi un coup d'œil, ce qui laisse une petite marge en cas de nuages le jour J.
Sous un ciel bien noir, l'International Meteor Organization table sur une vingtaine de météores par heure au plus fort du pic. On reste loin du feu d'artifice des Perséides d'août, mais les Orionides ont un vrai talent : leur vitesse. Elles filent à environ 66 km/s et laissent parfois derrière elles des traînées qui persistent quelques secondes, voire de jolies boules de feu.
Les Orionides sont des lève-tard, ou des couche-tôt, selon votre camp. Leur radiant, le point du ciel d'où elles semblent jaillir, se trouve dans la constellation d'Orion, tout près de Bételgeuse, cette étoile à la teinte orangée facile à repérer. Orion ne se lève qu'en fin de soirée et prend de la hauteur au fil de la nuit.
Le meilleur créneau se situe donc dans les dernières heures de la nuit, avant l'aube, en se tournant plutôt vers le sud-est. Inutile pour autant de fixer Orion : les étoiles filantes traversent toute la voûte céleste. Mieux vaut s'allonger et laisser son regard balayer une large portion de ciel.
C'est le petit bémol de cette édition 2026. Le pic coïncide avec une Lune gibbeuse croissante, éclairée entre 70 et 80 % selon les estimations de l'IMO et de Star Walk. En première partie de nuit, elle joue les lampadaires géants et efface les météores les plus discrets.
La bonne nouvelle, c'est que notre satellite se couche au cœur de la nuit. Une fenêtre plus sombre s'ouvre alors avant les premières lueurs du jour, pile au moment où Orion est bien haut. Dans ces conditions, comptez plutôt une dizaine d'étoiles filantes par heure dans un coin bien noir. Petite astuce : placez un arbre ou un bâtiment entre vous et la Lune tant qu'elle est encore levée. La pleine Lune, elle, arrive le 26 octobre 2026.
En plein cœur de Paris, la pollution lumineuse joue clairement contre nous. Les parcs et les points en hauteur peuvent dépanner, mais seules les étoiles filantes les plus brillantes s'y laissent surprendre.
Pour profiter vraiment du ciel, il vaut mieux prendre un peu de distance avec la capitale, du côté du Parc naturel régional du Vexin français dans le Val-d'Oise (95) ou des abords de la forêt de Fontainebleau en Seine-et-Marne (77). Nous avons d'ailleurs réuni nos meilleurs spots pour admirer les étoiles filantes à Paris et en Île-de-France, de quoi préparer sa sortie dès maintenant.
L'observation est gratuite et ne demande ni télescope ni jumelles. Quelques jours avant la nuit du pic, un passage par les prévisions de nébulosité de Météo-France s'impose, car un plafond nuageux suffit à tout annuler. Pour aller plus loin, l'Association française d'astronomie et la Société astronomique de France partagent régulièrement des conseils et des soirées d'observation.
Chaque automne, la Terre traverse le sillage de poussières semé par la célèbre comète de Halley. Ces grains, souvent plus petits qu'un grain de sable, plongent dans l'atmosphère à toute vitesse et s'embrasent : ce sont nos étoiles filantes.
La comète elle-même n'est plus passée près du Soleil depuis 1986 et ne reviendra qu'en 2061. En attendant, elle nous laisse deux souvenirs par an : les Orionides en octobre et les Eta Aquarides au printemps. Une façon de croiser un peu de Halley sans attendre trente-cinq ans.
Ce rendez-vous parle aux curieux du ciel, aux familles prêtes à jouer les lève-tôt pendant les vacances de la Toussaint qui débutent le samedi 17 octobre, et à toutes celles et ceux qui ont un vœu en réserve. Pas besoin d'être astronome, un peu de patience et une bonne couverture suffisent.
Quelques conseils pour mettre toutes les chances de votre côté :
Si la météo fait des siennes, le ciel d'automne garde d'autres cartes en main. Les Léonides prennent le relais à la mi-novembre, avec un pic attendu autour des 17 et 18 novembre 2026 et une Lune plutôt discrète cette fois. En décembre, les Géminides offrent un rythme plus soutenu pour finir l'année en beauté. Pour ne rien rater, gardez un œil sur nos pages astronomie et ciel de Paris.
Les meilleurs spots pour admirer les étoiles filantes et le ciel à Paris et en Île-de-France
De nombreuses nuits d'étoiles filantes jalonnent l'année, tout comme les événements astronomiques, qui peuvent être admirés si la météo le permet, dans des lieux où la pollution est moindre. Mais où trouver ces perles rares à Paris et en Ile-de-France ? [Lire la suite]
Cette page peut contenir des éléments assistés par IA, plus d’information ici.
Dates et Horaires
Du 2 octobre 2026 au 7 novembre 2026



Les meilleurs spots pour admirer les étoiles filantes et le ciel à Paris et en Île-de-France














