Covid : le gouvernement évoque deux milliards d'euros pour l'achat de vaccins en 2022

Par Graziella L. · Mis à jour le 20 août 2021 à 16h18 · Publié le 20 août 2021 à 11h11
Le gouvernement prévoit de débourser 2 milliards d'euros pour vacciner contre le Covid-19 en 2022. Mais à quoi vont servir toutes ces doses ?

Alors que près de 69% de Français sont primo-vaccinés, le gouvernement envisage un budget de 2 milliards d'euros pour la vaccination contre le Covid-19 en 2022. Selon l'AFP, ce montant sera présenté dans le projet de loi de financement de la sécurité sociale cet automne.

Pourquoi une telle enveloppe ? Une troisième dose doit être administrée dès le mois de septembre pour les populations les plus à risque, notamment les plus de 80 ans, et le gouvernement n'exclut pas l'apparition de nouveaux variants dans les mois à venir. Ils envisagent également la prise en charge de ceux qui ne sont pas encore vaccinés.

En France, la question de la vaccination des enfants de moins de 12 ans est encore en cours d'étude. Si cette évolution de la situation devait rentrer en compte, le budget concernant la vaccination pourrait bien évoluer. Olivier Dussopt, le ministre des Comptes publics, a évoqué sur RTL "un investissement nécessaire pour sortir de la crise sanitaire et économique". 

Le vaccin Sanofi, qui doit être disponible à la fin de l'année, pourrait rentrer en compte dans l'enveloppe du gouvernement, et rejoindre les commandes des laboratoires Pfizer et Moderna, dont les prix viennent d'augmenter.

Malgré le ralentissement de rendez-vous pour se faire vacciner, le gouvernement espère un "effet rebond" pour la rentrée, avec la mise en place du pass sanitaire pour les employés et les mineurs, et maintient son objectif de 50 millions de vaccinés avec une première dose à la fin août.

Le coût de la vaccination envisagé pour 2022 vient s’ajouter à celui des tests et des vaccins pour l’année 2021, estimés à 10 milliards d’euros, bien loin des 3,5 milliards envisagés au début de la pandémie. Les tests de dépistages devenant payants à partir de la mi-octobre sans prescription médicale, la facture s'annonce plus légère l'année prochaine. 

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