Climat : il a fait moins froid au Groenland qu'à Paris, voici pourquoi

Par Caroline J. · Photos par Caroline J. · Publié le 23 décembre 2021 à 11h52
Alors que la France a connu ces derniers jours des températures particulièrement froides, le Groenland a enregistré des températures positives, bien au-dessus des moyennes de saison. Alors qu’à Paris, il a fait -2°C ce mercredi matin, à Nuuk, la capitale groenlandaise, il a fait 13°C le 20 décembre, contre -5,3°C habituellement. Alors, comment expliquer ces températures élevées au Groenland en pleine saison hivernale ? Selon les experts, le "phénomène météorologique du foehn” serait le principal responsable. On vous explique.

Alors que de la pluie avait été observée au point culminant de la calotte glaciaire du Groenland (3 216 mètres) le 14 août 2021, des températures particulièrement élevées pour cette saison hivernale ont été enregistrées le 22 décembre dernier dans le pays. Selon l'institut météorologique danois (DMI), ces températures étaient même 20 voire 30°C au-delà des moyennes saisonnières. Ainsi, à Nuuk, la capitale groenlandaise, il a fait 13°C le 20 décembre dernier, contre -5,3°C en moyenne habituellement. Plus au nord, à 1,593 km de là, à Qaanaaq plus exactement, un pic à 8,3°C a été relevé alors qu'habituellement le mercure oscille autour de -20,1°C.

Mais alors, comment expliquer ces températures inhabituelles au Groenland, bien plus élevées qu’à Paris où -2° ont été observés dans la matinée du 22 décembre. Selon les experts, le « phénomène météorologique du foehn », comprenez un vent chaud assez courant au Groenland, serait le principal responsable. « Il est un peu inhabituel qu'il se produise sur une zone aussi vaste et simultanément sur une longue période » a toutefois confié à l’AFP Caroline Drost Jensen, une climatologue de DMI.

Comme l’a expliqué un rapport du Programme de surveillance et d’évaluation de l’Arctique (PSEA ou AMAP, pour Arctic Monitoring and Assessment Programme, en anglais), paru le 20 mai dernier, le réchauffement climatique en Arctique est trois fois plus rapide que le reste de la Terre. « Le réchauffement climatique planétaire sous-tend les températures élevées que nous observons actuellement au Groenland, et fait qu'elles sont généralement plus élevées (...) que par le passé », a confirmé de son côté Caroline Drost Jensen.

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