Les dimanche 15 et 22 mars 2026, ce sont les jours où les électeurs sont invités à aller voter pour leurs futurs maires. Beaucoup de Français seront en famille, chez eux, mais ce n'est cependant pas le cas de tout le monde. En effet, un certain nombre de citoyens travaillent le dimanche, et n'ont pas forcément réalisé une procuration pour permettre à quelqu'un d'autre de voter à leur place.
Rien ne les empêche d'exercer leur droit de citoyen : ils peuvent tout à fait s'absenter pendant une heure pour aller voter, et leur employeur ne peut pas s'y opposer. Il peut être difficile d'aller voter si l'on travaille le dimanche, car les bureaux de vote ouvrent à 8h et ferment à 19h, dans la majorité des villes, soit sur les heures de bureau. Mais une loi permet depuis quelques années d'aller déposer son bulletin dans l'urne, et ce, même si votre bureau de vote est loin de votre travail.
Cette loi n°2015-990 du 6 août 2015, dite Loi Macron, est passée lorsque ce dernier était encore ministre de l’Économie, lors du mandat de François Hollande. Elle indique que l’employeur doit permettre à ses salariés qui travaillent le week-end de pouvoir aller voter lors "des scrutins nationaux et locaux lorsque ceux-ci ont lieu le dimanche" et doit même "prendre toutes les mesures nécessaires" pour cela.
Ces mesures peuvent être un réaménagement du planning, des horaires avancés ou écourtés, une pause dédiée au vote pendant la journée, un roulement... Mais l'absence du salarié implique donc qu'il ne sera pas rémunéré pendant l'heure où il sera parti voter, puisque ce n'est pas du temps de travail effectif.















