Jour de solidarité : Pourquoi travaille-t-on (ou pas) le lundi de Pentecôte ?

Par Rizhlaine de Sortiraparis · Mis à jour le 30 mai 2025 à 12h37
Tous au bureau ou tous au repos ? Chaque année, le lundi de Pentecôte crée la confusion : certains Français travaillent, d'autres pas. Alors, qu'est-ce qui explique cette différence de traitement ? On vous explique cette histoire de jour de solidarité.

Le lundi de Pentecôte, sept semaines après Pâques, était autrefois un jour férié comme les autres. Mais depuis 2004, il est devenu le jour de solidarité par défaut. Ce changement a une origine bien précise : la canicule de 2003, qui a coûte la vie à près de 15 000 personnes, majoritairement des personnes âgées. Pour financer des actions en faveur de l'autonomie des personnes âgées et handicapées, le gouvernement Raffarin instaure ce jour spécial : une journée de travail non rémunérée pour les salariés, et une contribution financière pour les employeurs.

Pourquoi le lundi de Pentecôte ?

Le choix de cette date n'est pas anodin. Férié, mais souvent peu ancré dans les habitudes familiales comme Noël ou le 14 juillet, le lundi de Pentecôte a été jugé plus "sacrifiable". Ainsi, dès 2005, il devient par défaut le jour de solidarité. Pourtant, rien n'oblige une entreprise à le maintenir à cette date.

Peut-on choisir un autre jour ?

Oui, tout à fait. Depuis 2008, les entreprises ont la liberté de fixer un autre jour férié, une journée de RTT, ou même plusieurs demi-journées pour remplir cette obligation. L'essentiel est que chaque salarié effectue l'équivalent de sept heures de travail non rémunéré dans l'année. Certaines entreprises demandent donc à leurs équipes de travailler un peu plus chaque jour pendant une période donnée, ou de renoncer à un jour de congé ou de RTT.

Mais alors, pourquoi certains ne travaillent pas ?

Parce que tout dépend des conventions collectives, des accords d'entreprise, voire du secteur d'activité. Les administrations, les écoles et les transports ne sont pas toujours alignés. Certains salariés posent un jour de congé, d'autres bénéficient d'accords internes qui prévoient un autre jour de solidarité dans l'année. Et enfin, dans certains cas, les employeurs prennent en charge ce jour, libérant ainsi leurs salariés de l'obligation.

Une journée solidaire devenue invisible ?

Près de 20 ans après sa mise en place, le jour de solidarité s'est fondu dans les pratiques professionnelles. Mais il continue de poser question, tant il est appliqué de manière hétérogène. Une chose est certaine : que vous soyez au travail ou en famille ce lundi, vous avez, d'une manière ou d'une autre, déjà "donné" votre journée.

Cette page peut contenir des éléments assistés par IA, plus d’information ici.

Informations pratiques
Mots-clés : actualités
Commentaires
Affinez votre recherche
Affinez votre recherche
Affinez votre recherche
Affinez votre recherche