La grève du 10 septembre 2025 s'annonce comme un rendez-vous majeur pour l'éducation nationale en région parisienne. Plusieurs syndicats enseignants, dont SUD Éducation, la CGT Éduc'action et Solidaires Fonction publique, ont déposé des préavis couvrant cette journée de mobilisation. Cette action s'inscrit dans un mouvement de contestation plus large contre les mesures d'austérité du gouvernement, notamment les 44 milliards d'euros d'économiesprévues et les suppressions de postes dans l'éducation.
Les principales revendications portent sur l'abandon des réformes jugées néfastes pour le système éducatif, l'arrêt des suppressions de postes et des améliorations salariales. Les syndicats dénoncent particulièrement la dégradation des conditions de travail avec le manque de remplaçants, les classes surchargées et la précarité croissante des AESH et AED.
Les écoles primaires (maternelles et élémentaires) pourront prévenir les familles à l'avance, car elles connaissent les enseignants grévistes. En revanche, les collèges et lycées ne pourront pas toujours donner cette information préalablement, rendant la situation plus incertaine pour les parents d'élèves.
La CGT Éduc'action du Val-d'Oise appelle tous les personnels "de la maternelle au lycée" à participer au mouvement, tandis que SUD Éducation mobilise sur l'ensemble des académies franciliennes. Les universités ne sont pas en reste, avec des préavis déposés notamment à la Sorbonne Nouvelle Paris 3 couvrant la période du 1er septembre au 6 octobre.
Face à cette mobilisation, nous vous conseillons de prendre contact avec l'établissement scolaire de votre enfant dès la veille au soir. Les directeurs d'école élémentaire et de maternelle peuvent généralement indiquer si un service minimum sera assuré. Pour les collèges et lycées, la situation reste plus imprévisible.
Il faut prévoir des solutions alternatives de garde, particulièrement dans les établissements du premier degré où la fermeture totale reste possible. Les familles peuvent aussi se rapprocher des associations de parents d'élèves pour s'organiser collectivement.
Cette grève du 10 septembre ne se limite pas à l'éducation nationale et ne s'arrêtera pas à cette seule journée. Sophie Vénétitay a affirmé que "la bataille pour un autre budget va continuer après" cette date. La syndicaliste évoque déjà "une journée de grève pour la fin du mois de septembre" ainsi qu'une "journée de grève [propre à l'] éducation dans les prochaines semaines".
Le mouvement s'inscrit dans un contexte plus large initié par le collectif "Bloquons Tout" sur les réseaux sociaux, qui vise à "paralyser le pays" pour protester contre la politique gouvernementale. Les transports franciliens seront également perturbés, avec des appels à la grève déposés par SUD-Rail et la CGT.
Les syndicats de l'éducation profitent de ce mouvement d'ampleur nationale pour faire entendre leurs revendications spécifiques. Ils contestent notamment la généralisation des évaluations nationales du CP au CM2 et appellent au boycott de ces tests standardisés.
Cette journée du 10 septembre pourrait marquer le début d'une rentrée sociale mouvementée, avec une deuxième date de mobilisation prévue le 18 septembre. L'enjeu pour les personnels de l'éducation est d'obtenir des réponses concrètes du ministère sur leurs conditions de travail et l'avenir du service public d'enseignement.
Pour suivre l'évolution de la situation, les parents peuvent consulter les sites officiels du ministère de l'Éducation nationaleet des rectorats d'Île-de-France.















