La chaleur revient à Paris et dans toute l'Île-de-France (75, 77, 78, 91, 92, 93, 94 et 95) au cours de cette première semaine de septembre 2026. Après une fin d'août plus fraîche, marquée par de violents orages, les températures repartent nettement à la hausse dès la rentrée, avec un pic attendu autour du vendredi 4 et du week-end des 5 et 6 septembre. Reste une question : cette poussée chaude peut-elle virer à la canicule ?
Le scénario est désormais bien identifié par les prévisionnistes. Un anticyclone se renforce sur l'Europe et favorise une remontée d'air très chaud venu de la péninsule Ibérique et du nord de l'Afrique. Selon Météo-France, un temps sec et ensoleillé s'installe dès le début de semaine, avant que la chaleur ne s'accentue l'après-midi sur les régions méridionales.
Le modèle européen ECMWF et La Chaîne Météo confirment cette tendance, avec un flux d'air chaud qui remonte du sud à partir du jeudi 3 septembre. Météo-France retient d'ailleurs, dans ses tendances saisonnières, un scénario plus chaud que la normale, dans un contexte encore favorable aux épisodes de chaleur de fin d'été.
Dans le sud du pays, les valeurs s'annoncent spectaculaires, avec jusqu'à 35 à 39 °C attendus dans le Sud-Ouest et des pointes qui pourraient localement approcher les 40 °C. Le seuil des très fortes chaleurs (35 °C) pourrait être franchi à Bordeaux, Toulouse ou Avignon.
À Paris et en Île-de-France, le mercure reste plus mesuré. Les projections placent la région 2 à 4 °C au-dessus des normales de saison. Certains scénarios envisagent des maximales proches, voire légèrement supérieures à 30 °C autour du 5 septembre, quand d'autres restent sous ce seuil. L'ambiance estivale paraît crédible, mais pas des températures exceptionnelles à ce stade.
C'est tout l'enjeu de cette fin d'été. À près d'une semaine d'échéance, les modèles dégagent une tendance nette au réchauffement, sans pouvoir fixer précisément les températures franciliennes. Surtout, début septembre, les nuits se sont déjà bien rallongées depuis le solstice de juin.
Ce refroidissement nocturne joue un rôle décisif. Il devrait permettre au thermomètre de suffisamment redescendre la nuit pour ne pas remplir les critères d'une canicule, qui suppose des minimales élevées sur plusieurs jours consécutifs. Les prévisionnistes de Météo-Paris rappellent d'ailleurs qu'aucune canicule n'a jamais été observée en France au mois de septembre.
Le précédent de septembre 2023 invite toutefois à la prudence. Cette année-là, tous les départements d'Île-de-France et du Centre-Val de Loire avaient été placés en vigilance orange, une première aussi tard dans la saison. La situation reste donc à surveiller au fil des mises à jour.
Cette nouvelle bouffée de chaleur s'accompagne de peu, voire pas de précipitations, ce qui n'aide pas à résorber la sécheresse qui touche l'ensemble du territoire. En cas de fortes chaleurs, mieux vaut décaler les longues sorties dehors et privilégier des lieux frais et couverts (musées, expositions, salles de cinéma) pour passer l'après-midi à l'abri du soleil. [Lien interne Sortiraparis à compléter : guide des musées et expositions à Paris]
Pour suivre l'évolution jour par jour, le plus fiable reste de consulter les prévisions de Météo-France, réactualisées quotidiennement. Si le retour d'un coup de chaud se confirme autour des 4, 5 et 6 septembre 2026, celui d'une véritable canicule à Paris, lui, reste encore à confirmer.
Dates et Horaires
Du 31 août 2026 au 6 septembre 2026















