La mobilisation des lycéens et étudiants se poursuit ce mardi 13 octobre 2026, avec une nouvelle journée nationale de manifestations et de grèves. Après les rassemblements du 6 octobre, les organisations étudiantes et lycéennes appellent à maintenir la pression pour réclamer davantage de moyens dans l'éducation, des conditions d'études améliorées et des réponses aux problèmes de remplacement des enseignants.
Le mouvement, parti de Créteil en septembre, a depuis gagné de nombreux établissements franciliens. Le 6 octobre, plusieurs lycées et universités avaient été bloqués ou fermés, tandis que des centaines de milliers de personnes manifestaient à travers la France. Cette nouvelle journée intervient cependant dans un contexte de participation plus variable selon les territoires et les établissements.
À Paris, plusieurs lycées ont été concernés par les précédentes journées de mobilisation. Parmi eux figurent notamment Martin-Nadaud, Jean-Lurçat, Pierre-Lescot, Turquetil, Caroline-Dorian, Edgar-Quinet, Elisa-Lemonnier, Colbert, Marcel-Desprez, Simone-Weil, Henri-Bergson, Chaptal et Drouant, qui avaient fait l'objet de fermetures le 2 octobre.
D'autres établissements, comme les lycées Montaigne, Voltaire, Louis-le-Grand et Sophie-Germain, ont également connu des rassemblements ou des blocages au cours des dernières semaines. Ces précédents permettent d'identifier les établissements où la contestation a été visible, mais aucune confirmation ne permet pour l'instant d'affirmer qu'ils seront tous mobilisés ou fermés mardi 13 octobre.
Lors de la journée du 6 octobre, la préfecture de police avait interdit les rassemblements aux abords de 39 lycées parisiens. Cette mesure de sécurité ne signifiait toutefois pas que les 39 établissements étaient fermés. Les éventuelles nouvelles restrictions pour le 13 octobre devront être distinguées des décisions de fermeture.
La Seine-Saint-Denis (93) reste l'un des territoires où le mouvement lycéen s'est manifesté ces dernières semaines. À Saint-Denis, les lycées Paul-Éluard et Frédéric-Bartholdi avaient notamment été concernés par des fermetures ou des rassemblements début octobre. Dans le Val-de-Marne (94), où le mouvement a commencé à Créteil, plusieurs établissements ont également participé aux précédentes journées de mobilisation.
Dans les Hauts-de-Seine (92), la mobilisation concerne aussi les personnels de l'Éducation nationale. La FSU-SNUipp 92 a confirmé son appel à la grève pour le mardi 13 octobre, en soutien aux revendications des lycéens et pour réclamer davantage de moyens dans les établissements scolaires.
Dans les autres départements franciliens — Yvelines (78), Seine-et-Marne (77), Essonne (91) et Val-d'Oise (95) —, la participation dépendra également des appels locaux et des décisions prises par les établissements. À ce stade, aucune liste officielle exhaustive des lycées fermés ou bloqués le 13 octobre n'a été publiée pour l'ensemble de l'Île-de-France.
Les universités franciliennes sont elles aussi concernées par les appels à la mobilisation. Lors de la journée du 6 octobre, l'Union étudiante avait notamment recensé des blocages dans plusieurs établissements de la région. Selon cette organisation, les universités Paris Cité, Paris 1 Panthéon-Sorbonne, Paris 8 Vincennes–Saint-Denis, Sorbonne Paris Nord, Paris-Est Créteil (UPEC), Gustave Eiffel, Paris Dauphine-PSL et Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines (UVSQ) avaient connu des blocages le 6 octobre. Paris Nanterre avait, de son côté, fait l'objet d'une fermeture administrative.
Ce bilan, communiqué par une organisation étudiante, concerne exclusivement la précédente journée de mobilisation. Il ne constitue donc pas une liste des universités fermées le 13 octobre. Pour mardi, les étudiants sont de nouveau appelés à manifester. Des assemblées générales, grèves de personnels et blocages ponctuels restent possibles, mais aucune fermeture générale de ces universités n'est confirmée à ce stade pour le 13 octobre.
La situation peut évoluer rapidement, notamment lorsque des blocages sont décidés le matin même. Il convient donc de distinguer trois situations : les fermetures administratives, décidées par les autorités ou les directions ; les blocages, organisés par des manifestants ; et les établissements perturbés, où certains cours sont annulés sans fermeture complète.
Pour connaître la situation de leur établissement mardi 13 octobre, les élèves, parents et étudiants peuvent consulter les communications des directions, les espaces numériques de travail et les sites officiels des universités. Les chiffres définitifs de participation et de fermeture ne seront connus qu'après les premiers bilans communiqués par les rectorats, les préfectures et les établissements.
Article susceptible d'être actualisé en fonction des annonces officielles et des mobilisations constatées mardi 13 octobre
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