Coronavirus : bientôt des tests de dépistage plus rapides ?

Par Caroline J. · Publié le 19 mars 2020 à 11h12 · Mis à jour le 19 mars 2020 à 12h03
Alors que l’Organisation mondiale de la santé rappelle l’importance des tests de dépistage systématiques pour freiner la propagation de coronavirus, des scientifiques de l’université d’Oxford annoncent avoir mis au point un test « beaucoup plus rapide » qui « ne nécessite pas d’instrument compliqué ».

"Test, test, test !", c’est ce qu’a fortement recommandé Tedros Adhanom Ghebreyesus, le Directeur Général de l’Organisation mondiale de la santé le 16 mars dernier.

Car, contrairement à la Corée du Sud qui comptabilisait 295 000 dépistages du coronavirus le 18 mars, la France n’a pas la même approche. 

Jeudi 19 mars, lors des questions au gouvernement à l'Assemblée nationale, le Premier Ministre Edouard Philippe en a profité pour apporter quelques précisions au sujet des tests dans le pays. « Nous avons élaboré une doctrine de test qui a consisté dans la phase 1 à tester beaucoup et cette logique de test a permis de circonscrire assez efficacement les premières apparitions du virus, ce qui nous a donné du temps », a déclaré le chef du gouvernement. « Aujourd'hui la doctrine de test, c'est que nous testons les personnes qui présentent des symptômes, les personnels soignants qui présentent des symptômes, les premières personnes qui présenteraient des symptômes dans un établissement Ehpad », a-t-il rappelé. « Il ne servirait à rien aujourd'hui de tester massivement tout le monde, préventivement ou en fonction des symptômes », a-t-il rajouté, avant de préciser qu'une généralisation des tests aurait des conséquences sur les « capacités d'analyse et nous n'aurions pas les réponses suffisamment rapides là où c'est absolument nécessaire.»

De son côté, l'université d'Oxford a annoncé mercredi avoir mis au point un test « beaucoup plus rapide ».

Jusqu’ici, les tests pratiqués dans les principaux hôpitaux français ont été développés par l’Institut Pasteur. Si le prélèvement dure quelques secondes, l’analyse est plus longue car il faut ensuite envoyer l’échantillon dans le laboratoire spécialisé le plus proche.

Le 18 mars, des scientifiques chinois de l’université d’Oxford ont donc annoncé avoir trouvé une solution « beaucoup plus rapide ». Concrètement, comment ça marche ? Selon Libération, il suffit de répartir le prélèvement nasal en trois flacons puis de les faire réagir avec un produit chimique. Objectif ? Détecter l’ARN du COVID-19. Le chercheur analyse alors la couleur de deux flacons. S’ils deviennent jaunes, alors le test est positif. L’avantage ? La rapidité puisqu’une demi-heure suffit pour obtenir les résultats.

Autre point fort : le peu de matériel technologique nécessaire pour réaliser ce test puisqu’un bloc chauffant pour maintenir l’ARN à température constante, suffit.

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