Pas de déconfinement, mais une "levée progressive du confinement" selon Christophe Castaner

Par Laurent P. · Publié le 10 mai 2020 à 19h56 · Mis à jour le 11 mai 2020 à 13h15
A la veille du déconfinement dû au coronavirus, Christophe Castaner a fait le point sur les modalités de sortie de crise et les règles à respecter si l'on doit sortir à partir du 11 mai.

Déconfinement ou "levée progressive de confinement" ? Invité dans l'émission Questions politiques sur France Inter, Franceinfo et Le Monde, dimanche 10 mai, pour évoquer la sortie de crise liée au coronavirus, le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner a donné quelques précisions sémantiques lourdes de sens concernant le 11 mai et la possibilité pour les Français de sortir à nouveau de chez eux.

A la question de savoir si l'on parle de déconfinement ou non, le ministre précise qu'il s'agit plutôt d'une "levée progressive du confinement", ainsi que d'une "nouvelle étape dans la lutte contre l'épidémie" qui "va durer plusieurs semaines". En somme, le gouvernement avance étape par étape au lieu de tout ouvrir d'un coup, pour éviter une seconde vague. Une "levée de confinement progressive", donc, pour laquelle Christophe Castaner rappelle les modalités : "Le succès du déconfinement ne repose pas sur les masques et sur les tests. Il repose sur le respect des gestes barrières", explique-t-il, tout en ajoutant, au sujet des masques, qu'ils sont "des outils au service de la protection des Français".

Le ministre est ensuite revenu sur le déplacement des personnes à risque, et en particulier des séniors : "Protégez vos grands-parents" déclare-t-il, tout en rappelant que "les grands parents sont peut-être les personnes qui, compte tenu de leur âge et du risque qu'il y ait d'autres causes de comorbidité, sont les plus élevées à attraper le virus". Christophe Castaner explique également que pour le moment, les séniors devraient rester chez eux pendant au moins deux mois : "Moi, là, je parle comme papa, je pense que peut-être il vaut mieux attendre un mois ou deux plutôt que de proposer à ses grands-parents qui sont en province, de venir nous voir à Paris pour voir le petit dernier qui est né et de s'exposer dans un département qui est encore rouge à un risque".

Autre point évoqué, le rapatriement des Français vivant à l'étranger : "Jamais nous n'interdirons à un Français de revenir en France" explique-t-il. Et de continuer : "On pourrait décider d'imposer, en fonction du pays d'où il vient, une mesure d'isolement ou de quarantaine" tout en donnant un avis bien précis sur la circulation des touristes sur le territoire : "je n'encourage pas la mobilité des touristes au sein de l'Europe et au sein du monde", a-t-il ajouté. 


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