Coronavirus : les pays d'Asie centrale demandent l'aide de la Russie face à une seconde vague

Par Cécile D. · Publié le 22 juillet 2020 à 13h59 · Mis à jour le 22 juillet 2020 à 13h59
En Asie centrale, les anciens territoires de l'Union Soviétique, comme le Kazakhstan et le Kirghizistan, espèrent que la Russie les aidera à endiguer la deuxième vague de Coronavirus qui les frappe en cette fin de juillet.

En Asie centrale, le Coronavirus a beaucoup de mal à être endigué. Dans plusieurs pays, notamment le Kazakhstan et le Kirghizistan, une deuxième vague de contaminations inquiète les gouvernements. Ces anciennes nations de l'Union Soviétique ont demandé de l'aide à la Russie pour gérer l'épidémie.

Les pays impliqués étaient partiellement déconfinés depuis le mois de juin. Une action peut-être trop précoce, puisqu'à la mi-juillet, une deuxième vague explosive de l’épidémie de Covid-19 créé « des centaines, voire des milliers de nouveaux cas chaque jour », selon le quotidien en ligne Vzgliad, cité par Courrier International.

La situation semble particulièrement compliquée au Kazakhstan (18,2 millions d’habitants) et au Kirghizistan (6,3 millions), qui manquent de tout et ne disposent pas de tests de dépistage de bonne qualité. Les médecins y semblent dépassés par les événements.

Depuis le début de la pandémie de Covid-19, et jusqu’au 17 juillet, 66 895 personnes ont été infectées par le nouveau coronavirus au Kazakhstan, et 375 en sont mortes, selon l’université américaine Johns-Hopkins. Un nouveau confinement a été instauré dans le pays à compter du 5 juillet. Initialement prévu pour deux semaines, ce confinement se prolonge finalement jusqu'au 2 août. C'est que le Kazakhstan lutte également contre une recrudescence des cas de pneumonie.

Des doutes planent sur la réalité sanitaire du pays. Beaucoup pensent qu'une partie de ces pneumonies seraient en réalité des cas de Covid-19 mal diagnostiqués. Michael Ryan, directeur exécutif chargé du programme de gestion des situations d’urgence sanitaire à l’OMS, a indiqué que les autorités kazakh et l'organisation mondiale travaillent ensemble pour démêler le vrai du faux : « même si nous pensons que beaucoup de ces cas seront diagnostiqués Covid-19, nous gardons l’esprit ouvert. Nous travaillons avec les autorités locales pour s’assurer que c’est le cas », a ajouté le docteur.

Parmi les cas de pneumonie recensés, nombre d'entre eux seraient d'origine inexpliquée, et l'infection serait très similaire au Coronavirus. Des médias indépendants dans le pays tentent eux aussi de rétablir la vérité, s'indignant face aux méthodes gouvernementales. 

Dans un communiqué, l'un d'eux explique : « Les statistiques officielles sur le coronavirus ne reflètent pas la véritable image de ce qu’il se passe dans le pays. Au printemps, le ministère de la Santé a commencé à tenir deux listes : ceux qui sont morts directement du virus et ceux qui ont été infectés mais sont morts d’une autre maladie. Les autorités sanitaires ont affirmé que les patients atteints de pneumonie avaient été testés négatifs au coronavirus, mais les patients ont souvent déclaré qu’ils n’avaient pas effectué les tests. »

L'implication de l'OMS et l'aide potentielle de la Russie pourraient peut-être éclaircir la situation kazakh et aider à stopper l'épidémie.

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