Covid : les personnes non prioritaires peuvent-elles tout de même se faire vacciner ?

Par Laurent P. · Publié le 13 janvier 2021 à 19h06 · Mis à jour le 13 janvier 2021 à 19h08
Se faire vacciner contre la Covid est-il possible même si on n'est pas prioritaire ? Alors que certains soignants de moins de 50 ans (non-prioritaires selon la campagne en cours) se font vacciner, les fioles de vaccins contenant réellement six doses au lieu des cinq annoncées, certains Français semblent avoir pu profiter d'une vaccination avancée. On fait le point.

Se faire vacciner contre la Covid quand on n'est pas prioritaire, est-ce possible ? Bien que certains soignants de moins de 50 ans aient pu se faire vacciner à l'hôpital, les fioles de vaccin contenant en réalité six doses au lieu des cinq indiqué par les autorités, la question se pose pour le grand public. Et selon toute vraisemblance, même si un grand flou persiste, cela semble bien possible, l'objectif étant d'éviter le gaspillage.

"Cette sixième dose a été reconnue au niveau européen", explique de son côté Olivier Véran. Il continue : "Des références doivent être passées dans les plus brefs délais aux différents établissements de santé pour rappeler les conditions dans lesquelles il faut extraire cette 6e dose, à la fois en termes de gestes et en termes de matériel". Le vaccin de Pfizer devant se conserver à très basse température, celui-ci "induit une utilisation des doses dans les six heures après ouverture" auquel cas il n'est plus utilisable, précisent nos confrères de Ouest France. Des flacons ouverts qui, en fin de journée, comprennent encore plusieurs doses disponibles pour vacciner plus de personnes, et une très courte conservation du produit qui oblige le personnel de santé à prendre certaines décisions.

C'est pourquoi les soignants ont pris les devants, avec l'accord des autorités sanitaires. À l'AP-HP, une plateforme a même été créée, comme le racontent nos confrères du Parisien, pour les soignants ayant moins de 50 ans ou sans comorbidité et voulant se faire vacciner. Des doses ont également pu être administrées à d'autres personnes, autres que soignants, pour éviter tout gaspillage, via des files d'attente "sans rendez-vous". C'est par exemple le cas à l'Hôtel-Dieu, à Paris, comme le rapporte Le Parisien. "À partir de 17 h 30, on compte le nombre de personnes qu’on doit encore vacciner et on adapte le nombre de doses préparées", explique ainsi Aurélie, infirmière à l'Hôtel-Dieu. Et de poursuivre : "Au final, il peut rester quelques doses dans le flacon, mais pas plus".

Ces vaccinations supplémentaires devraient en revanche rester limitées au vaccin de Pfizer, celui de Moderna étant plus facilement conservable et les doses supplémentaires pouvant être administrées plus facilement. Quoiqu'il en soit, celles-ci pourront continuer d'être administrées aux personnes non prioritaires, comme l'a expliqué Olivier Véran début janvier chez nos confrères de RTL, via une inscription préalable "sur internet, par téléphone sans doute, et pourquoi pas par l'application TousAntiCovid". Le ministre de la Santé a également indiqué aux ARS de tout le pays, comme le rapportent nos confrères de BFMTV, "qu’aucune dose ne doit être perdue. Cela signifie que les vaccins peuvent être utilisés le cas échéant pour vacciner des personnes ne relevant pas de la population ciblée".

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