RSA pour les moins de 25 ans : pas la "bonne solution" selon Bruno Le Maire

Par Alexandre G. · Publié le 15 janvier 2021 à 12h02 · Mis à jour le 15 janvier 2021 à 12h02
Alors que l'exécutif a annoncé le maintien des mesures de soutien économique et que le plan de relance est bel et bien entériné au sommet de l'État, le ministre de l'Économie et des Finances Bruno Le Maire considère que ce n'est pas la "bonne solution" face à la crise.

Pas de RSA pour les 18-25 ans. C'est ce que confirme le ministre de l'Économie et des Finances, Bruno Le Maire, au micro de Jean-Jacques Bourdin ce vendredi 15 janvier 2021. "Je pense que ce n'est pas une bonne politique" explique l'ancien membre des Républicains sur la matinale de BFMTV

Depuis que la crise sanitaire et économique s'est installée dans le paysage, en France comme presque partout dans le monde, cette tranche d'âge est particulièrement vulnérable. Des milliers de jeunes Français de moins de 25 ans ont perdu "leurs rêves" d'avenir, notamment les étudiants qui s'apprêtent à se lancer dans un marché du travail totalement chamboulé par la Covid-19.

Aux membres de l'opposition, qui espèrent encore l'élargissement de l'allocation du RSA aux tranches d'âges plus jeunes (dès que l'on a atteint la majorité), le ministre répond que l'on "construit sa vie par l'emploi que vous trouvez, par l'engagement que vous avez dans votre profession, c'est ça qui vous fait grandir" explique Le Maire. Selon lui, quand on "a 18 ans, ce qu'on veut, c'est un travail", insistant que le fait que les jeunes de moins de 25 ans veulent "une rémunération de son travail, pas une allocation". 

En revanche, le ministre de l'Économie et des Finances estime nécessaire d'apporter "des aides particulières aux jeunes qui sont les plus en difficulté". Il a rappelé sa volonté de "poursuivre les politiques que nous avons engagées sur le soutien aux apprentis". Sans manquer de louer ces manoeuvres "le soutien à l'apprentissage, ça marche, près de 500 000 apprentis embauchés en 2020, c'est-à-dire plus qu'avant la crise", soutient-il. Avant de conclure : "notre politique, c'est de mettre de l'argent là où cela permet à un jeune de trouver un emploi". 

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