Covid : le délai de 3 à 4 semaines entre les deux doses de vaccin maintenu en France

Par Laurent P. · Mis à jour le 26 janvier 2021 à 15h16 · Publié le 26 janvier 2021 à 14h44
Pour faire face aux tensions quant à la distribution des vaccins contre la Covid dans le monde, la Haute Autorité de Santé annonçait dans un communiqué, samedi 23 janvier, recommander un espacement de 42 jours, soit six semaines (au lieu de quatre), entre la première et la deuxième injection. Une recommandation que le ministre de la Santé, Olivier Véran, a décidé de ne pas suivre, préférant jouer la carte de la sécurité. Le délai restera donc à 28 jours après la première dose.

Une épine dans le pied de la vaccination contre la Covid en France... Pour faire face aux tensions de distribution du vaccin et à la hausse des cas de contamination, la Haute Autorité de Santé indiquait samedi 23 janvier 2021, dans un communiqué, recommander un délai de 42 jours entre la première et la deuxième injection, contre 28 jours actuellement, pour les deux vaccins à ARNm sur le marché, à savoir celui de Pfizer et celui de Moderna

La HAS considère ainsi "la nécessité d’optimiser la distribution des doses et de garantir l’équité d’accès aux vaccins à très court terme des personnes âgées", et  recommande "le report de la 2e dose à 6 semaines (…) afin d’accélérer l’administration de la première dose aux personnes les plus vulnérables", peut-on lire dans le communiqué. Des doses qui, toujours selon ce document, doivent être réservées "en priorité" au plus de 75 ans. L'idée de cet espacement des doses ? Vacciner "700 000 personnes supplémentaires le premier mois selon les capacités vaccinales", et permettre une meilleure couverture sur le territoire.

Sauf que le ministre de la Santé, Olivier Véran, ne l'entend pas de cette oreille... Et pour cause : celui-ci a annoncé, mardi 26 janvier, que le délai actuel "de trois à quatre semaines" serait maintenu. "Je maintiens donc le délai d'injection entre deux injections Pfizer à 21 ou 28 jours, soit 3 à 4 semaines, et demande aux acteurs en charge de la vaccination de s'en tenir à cette recommandation. Nous ne touchons pas au délai d'injection du vaccin Pfizer", explique ainsi le ministre à nos confrères de BFMTV. Et de poursuivre : "Nous sommes face à une part d'inconnu, je fais le choix de la sécurité des données validées".

Un espacement proposé par la HAS qui s'appuie sur un avis de l'Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) du 7 janvier dernier. Celui-ci indique une "flexibilité d’administration de la deuxième dose entre 21 et 42 jours peut être envisagée, au vu des circonstances actuelles spécifiques, afin d’élargir la couverture vaccinale des personnes prioritaires et faire face aux fluctuations d’approvisionnements", tout en s'appuyant sur les données des essais cliniques des deux vaccins ARNm. 

Selon nos confrères du Monde, ce délai est en place dans certaines structures. C'est le cas de l'AP-HP qui annonçait au début du mois de janvier décaler ce délai entre les deux injections : "Les personnes vaccinées entre le 7 et le 15 janvier ont un rendez-vous pour une injection de la deuxième dose à J + 42", explique une source au sein de l'Assistance Publique des Hôpitaux de Paris, qui précise que "depuis, les rendez-vous sont fixés à J + 28, sauf Ehpad et USLD à J + 21, conformément aux recommandations". 

Une mesure qui ne sera donc pas suivie par le gouvernement. Pour rappel, en France, plus de 963 000 personnes ont été vaccinées à ce jour, depuis le lancement de la campagne vaccinale.

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