Covid : 14% de variants détectés dans les cas positifs en France selon une enquête

Par Alexandre G. · Publié le 4 février 2021 à 10h57 · Mis à jour le 4 février 2021 à 14h07
Alors que l'épidémie du Covid-19 continue de se propager partout dans le monde, une enquête flash réalisée par le professeur Bruno Lina pour BFMTV indique que la circulation des variants du coronavirus augmente dans l'Hexagone, représentant 14% des cas positifs recensés par les services sanitaires.

Les variants du Covid-19 progressent en France. C'est en tout cas ce que démontrent les résultats préliminaires d'une enquête flash réalisée par le Professeur Bruno Lina, et dévoilée sur BFMTV ce jeudi 4 février 2021. L'étude, menée les 26 et 27 janvier 2021, précise que la circulation des variants du Covid-19 est de plus en plus importante, sans pour autant être "explosive" souligne le professeur, membre du Conseil scientifique. "Les taux de pénétration des variants sont aux alentours de 14% en France", explique-t-il. 

Seulement, il existe ce que le virologue appelle des "disparités régionales" dans l'Hexagone. "En sachant qu'il y en a plus en Île-de-France, Auvergne-Rhône-Alpes est dans la moyenne basse, environ 10%" atteste le professeur. Une circulation plus ou moins importante des variants, qui se confirme quand on étudie le pourcentage de nouveaux cas d'infection détectés porteurs des nouvelles souches du coronavirus. Pour Bruno Lima, les résultats sont étonnants et bien meilleurs que ce qu'il attendait. "Les Français m'épatent", s'enthousiasme le scientifique à l'AFP. 

Mais au juste, c'est quoi les variants du Covid-19 ? Interrogé à ce sujet, le médecin virologue résume la situation à Lyon Capitale. "Il y a plusieurs variants. Actuellement, on a un variant qui nous prend beaucoup de temps, le variant britannique, mais on a aussi un variant qui vient d'Afrique du Sud et un autre variant du Brésil, et potentiellement un autre qui vient des États-Unis" synthétise-t-il. "Pour comprendre l'impact de cette variante, il faut voir si dans la situation dans laquelle on est actuellement, on a un risque de reprise épidémique majeure à cause de l'introduction de cette variante. En fonction, aussi, de la rapidité de la pénétration de ce variant, ou pas". 

À ce sujet, l'inquiétude est toujours présente, puisque les données restent aussi floues. "Clairement, aujourd'hui, les données qu'on a nous disent qu'on est sur une espèce de ligne de crête", explique le médecin. "Une ligne très difficile à analyser pour être certain de dire : la semaine prochaine, on est sûr que ça va partir en vrille ou inversement on est sûr qu'il ne se passera rien", affirme le virologue. 

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