Covid : les hôpitaux appelés à passer en « organisation de crise »

Par Caroline J. · Publié le 15 février 2021 à 09h18 · Mis à jour le 16 février 2021 à 12h35
Afin de faire face à une éventuelle « nouvelle vague épidémique », le ministère de la Santé a demandé aux hôpitaux de passer en « organisation de crise » d’ici au 18 février. C’est ce qu’a révélé le Journal du Dimanche ce 14 février. On vous explique.

Y aura-t-il une nouvelle flambée épidémique du Covid-19 dans les semaines à venir en France ? Pour l’heure, la question reste en suspens, mais le Journal du Dimanche du 14 février évoque une circulaire du ministère de la Santé, datée du 12 février 2021. Dans ce document, il est demandé aux hôpitaux de passer en « organisation de crise ». « Cette organisation de crise doit être mise en œuvre dans chaque Région, quel que soit le niveau de tension hospitalière, et doit être opérationnelle dès le jeudi 18 février » précise ce document publié par le JDD.

Alors que les derniers chiffres des hospitalisations et entrées en réanimation faisaient état d'une légère baisse, les autorités sanitaires s’inquiètent en effet des différents variants. Samedi 13 février, on recensait pourtant 26 196 patients malades du Covid-19 dans les hôpitaux, contre 26 424 la veille.

Mais alors, que signifie exactement cette « organisation de crise » ? Selon le document publié par le Journal du Dimanche, les hôpitaux doivent se réorganiser afin de répondre à un possible afflux massif de patients. Comment ? En augmentant le nombre de lits disponibles et donc en déprogrammant certaines opérations chirurgicales "non-urgentes". Les hôpitaux doivent également mobiliser tous les effectifs disponibles. Par conséquent, les différents dispositifs permettant d’augmenter le temps de travail du personnel soignant seront reconduits.

Enfin, il est demandé de protéger le personnel des établissements hospitaliers. Ainsi, si l'un d'entre eux est testé positif au Covid-19 "classique" ou bien à son variant anglais, alors le professionnel de santé devra obligatoirement s’arrêter de travailler et s’isoler pendant sept jours. Une durée de 10 jours lui sera imposée en cas de contamination aux variants brésilien ou sud-africain. "Cette règle ne doit souffrir d’aucune dérogation", précise le document.

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