Covid : la France va tester le traitement par anticorps monoclonaux

Par Caroline J., Elodie D. · Publié le 25 février 2021 à 18h58 · Mis à jour le 25 février 2021 à 19h03
La France va prochainement tester les anticorps monoclonaux dans les hôpitaux. C'est ce qu'a fait savoir le ministre de la Santé Olivier Véran ce 25 février lors d'une nouvelle conférence de presse. Selon les premiers bilans scientifiques, ce traitement aide les malades à haut risque à éviter une évolution plus grave de la maladie.

Alors que la vaccination contre le coronavirus devrait accélérer en France, la recherche d'un traitement contre la covid est encore nécessaire afin d'éviter les hospitalisations. Dans cette course à la recherche, les anticorps monoclonaux semblent bien partis. Après l'Allemagne, qui a commandé 200 000 doses de produits pour des expérimentations dans ses hôpitaux, la France va à son tour se tourner vers ce traitement.

Le 25 février, lors d’une conférence de presse, le ministre de la Santé Olivier Véran a fait part de "traitements très innovants". Parmi eux, ce qu’on appelle donc les anticorps monoclonaux. "L'Agence nationale de sécurité du médicament a accordé ce qu'on appelle une autorisation temporaire d'utilisation des anticorps monoclonaux pour limiter les risques de survenue de formes graves chez des personnes dont l'état de santé les expose à des risques particulièrement élevés", a indiqué Olivier Véran, avant de préciser que "la France a commandé des dizaines de milliers de doses" de ces anticorps monoclonaux. "Quelque 83 centres hospitaliers ont déjà reçu des milliers de traitements qui pourront commencer à être administrés avec prudence. Initialement, dans un cadre hospitalier pour des patients de 80 ans et plus et qui ont des troubles de l'immunité", a précisé le ministre de la Santé lors de cette conférence de presse. 

Olivier Véran a donc confirmé les informations du Point, qui indiquait que l'Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) allait offrir très prochainement une autorisation temporaire d'utilisation (ATU) aux anticorps monoclonaux, une autorisation cependant réservée "aux personnes qui ont le plus de risques de développer des formes graves de l'infection, notamment les patients fortement immunodéprimés", pour qui la balance bénéfices-risques est la plus grande.

Le principe de ces traitements est d'imiter la réponse immunitaire en reproduisant l'action des anticorps, bloquant l'entrée du virus dans le corps, une sorte de « vaccination passive ». Administrés par intraveineuse dans les trois à cinq jours après les premiers symptômes, ils permettraient d'éviter les complications, dont les hospitalisations...

Selon le professeur Pierre Cochat, président de la commission de la transparence au sein de la Haute Autorité de santé, deux traitements sont évoqués, à savoir celui d'Eli Lilly - composé de bamlanivimab et d'etesevimab -, et celui de Regeneron, - qui contient du casirivimab et de l'imdevimab. Ces traitements ont un coût élevé - environ 2000 euros par dose - mais une journée en soins intensifs est généralement facturée près de 3.000 euros en Ile-de-France.

A côté de cela, d'autres traitements sont toujours en développement et mènent à des résultats plus ou moins encourageants. Par exemple, beaucoup attendent le spray nasal de Pharma & Beauty, mais ce dernier ne sera pas encore commercialisé car l'ANSM attend toujours des données scientifiques permettant d'affirmer son efficacité contre le virus.

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