Covid : le traitement aux anticorps d'Eli Lilly réduirait les hospitalisations selon une étude

Par Laurent P. · Publié le 11 mars 2021 à 14h41 · Mis à jour le 11 mars 2021 à 15h16
Alors que la course aux vaccins et aux traitements contre la Covid s'accélère partout dans le monde, le laboratoire Eli Lilly a annoncé mercredi 10 mars que son traitement aux anticorps, combinant le Bamlanivimab et l'Etesevimab, réduirait de 87% le risque d'hospitalisation et de décès en cas de forme grave de la maladie. Un traitement combiné autorisé en urgence fin février par la Food & Drug Administration.

Le traitement aux anticorps, une réalité aux États-Unis qui pourrait se développer davantage... Après que la FDA, l'Agence américaine du médicament, ait autorisé lundi 9 novembre 2020 l'utilisation du Bamlanivimab, nom du traitement issu d'un essai clinique sur les anticorps contre la Covid développé par le laboratoire pharmaceutique Eli Lilly, voilà que celui-ci déposait de nouveau, mi-janvier 2021, une demande d'autorisation en urgence concernant un traitement combiné, utilisant le Bamlanivimab et l'Etesevimab.

Un traitement dont des résultats concluants, sur les essais cliniques menés jusqu'à présent, ont été dévoilés mercredi 10 mars. Selon ceux-ci, le cocktail d'anticorps Bamlanivimab/Etesevimab, avec un dosage de 700 mg pour le Bamlanivimab et de 1,4g pour l'Etesevimab, réduirait plus fortement le risque d'hospitalisation et de décès, à hauteur de 84%. Un risque qui s'élevait il y a quelques semaines à 70%, selon les dernières études publiées fin janvier.

Et toujours de préciser que les anticorps réduiraient également la quantité de virus dans le corps, aidant ainsi les personnes infectées à se remettre plus rapidement des symptômes. "C’est assez encourageant", expliquait déjà en janvier, de son côté, Prathit Kulkarni, médecin spécialiste des maladies infectieuses au Baylor College of Medicine, situé à Houston, au Texas, tout en précisant que les informations fournies par le laboratoire, bien qu'elles soient prometteuses, étaient tout de même à prendre avec précaution, les données présentées n'étant pas complètes.

Concernant le dernier essai clinique, celui-ci a été mené sur 769 personnes de plus de 12 ans, testées positives à la Covid, et présentant des facteurs à risque de forme grave de la maladie. Sur ce groupe, 511 ont reçu le traitement, et les 258 autres un placebo. Parmi les personnes ayant reçu le traitement, seules quatre personnes ont dû être hospitalisées. Aucune n'est décédée. Concernant le groupe placébo, 11 personnes ont dû être hospitalisées, et quatre sont décédées.

Quoiqu'il en soit, Eli Lilly a également annoncé tester une autre combinaison de traitements, du Bamlanivimab avec le VIR-7831, un anticorps développé par Vir Biotechnology et GlaxoSmithKline (GSK).

Concernant l'autorisation par la FDA du Bamlanivimab comme traitement, celle-ci a été prise après avoir examiné les données particulièrement encourageantes de l'essai clinique, et montrant qu'une simple injection d'anticorps réduisait drastiquement la nécessité d'hospitaliser les patients à risques, ou de les soigner en urgence. Un traitement qui fait également penser à celui de Regeneron, cocktail d'anticorps développé par la société pharmaceutique du même nom et injecté en octobre dernier au Président des États-Unis Donald Trump, alors atteint du coronavirus. Une décision également saluée par la Maison-Blanche dans un communiqué.

Une véritable avancée, quoiqu'on en dise, dans la lutte contre une épidémie qui sévit depuis déjà bien trop longtemps, partout dans le monde.

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