Coronavirus : un nouveau traitement par anticorps commandé par l'Union européenne

Par Laurent P. · Mis à jour le 30 juillet 2021 à 14h10 · Publié le 30 juillet 2021 à 11h47
L'Union européenne a annoncé mercredi 28 juillet avoir passé commande pour l'acquisition d'un nouveau traitement expérimental contre le coronavirus, le Sotrovimab, développé par le laboratoire britannique GSK. Un traitement par anticorps monoclonaux prometteur, "obtenus par génétique".

Une bonne nouvelle dans la lutte contre le coronavirus pour aider les hôpitaux et désengorger les services de réanimation... La Commission européenne a indiqué dans un communiqué mercredi 28 juillet avoir signé un "contrat-cadre de passation conjointe de marché" avec le laboratoire britannique Glaxo Smith Kline (GSK) pour un traitement expérimental prometteur utilisant la "technologie" des anticorps monoclonaux "obtenus par génétique", le Sotrovimab (VIR-7831).

Développé en collaboration avec l'entreprise VIR Biotechnology, ce traitement fait partie des cinq candidats sélectionnés par la Commission européenne en juin 2021, et fait l'objet d'une évaluation continue de la part de l'Agence européenne du médicament. Un accord signé par 16 États membres, pour une commande de 220 000 traitements. "Dans le cadre de notre stratégie en matière de traitements contre la COVID-19, nous nous sommes engagés à ce qu’au moins 3 nouveaux traitements soient autorisés d’ici octobre", explique ainsi Stella Kyriakides, commissaire chargée de la santé et de la sécurité sanitaire.

Et de poursuivre : "Nous avons désormais établi un deuxième contrat-cadre qui permettra de donner accès à des traitements à base d’anticorps monoclonaux. Outre les vaccins, des traitements sûrs et efficaces joueront un rôle central dans le retour à une nouvelle normalité en Europe".

Un médicament utilisé pour soigner les malades présentant de légers symptômes et ne nécessitant pas une mise sous oxygène, mais susceptibles de développer une forme grave du Covid. Son administration précoce, selon les dernières études, pourrait ainsi réduire le risque de développer une forme grave et désengorger les services de réanimation. 

Et un contrat qui stipule que l'Union européenne peut se procurer ce traitement auprès du laboratoire selon ses besoins, une fois son autorisation de mise sur le marché validée par l'EMA. Une solution en complément, donc, pour aider dans la lutte contre cette épidémie.

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